Un compagnon de longue date

Mots clés  : partage expériencevécu

Bonjour,

Comme je l'ai déjà raconté dans d'autres posts j'ai découvert ma séropositivité en avril 2019 et ai commencé mon traitement en Mai avec une charge virale initiale de 5280et un compte cd4 de 364. Après la terreur je commence à m'y faire et à accepter et ce grâce au psy et à un soutien indéfectible de mon partenaire qui est également séropositif. Heureusement que ma trithérapie n'a pas trop d'effets indésirables.

Mon poste ne concerne pas les effets secondaires mais va plutôt porter sur ce qui est positif. Je crois que nous devons nous entraider et surtout partager, beaucoup, nos expériences pour mieux vivre avec notre maladie. 

Comment faites vous pour garder le moral? Comment faites vous pour vous maintenir en bonne santé? 

Je crois que chacun de nous, surtout les nouvellement infectés, ont besoin de voir qu'il ne s'agit pas de la fin mais d'un changement. Certes c'est pas le meilleur des changements mais on pourra vivre avec .

Je ne suis pas aussi gai qu'il paraît. Je fais face à mes démons (peur, incertitudes, désintéressement des activités quotidiennes, incapacité de me projeter dans le futur,...) d'où mon appel à contribution.

Je vous remercie d'avance pour votre aide.

Commentaires

Portrait de espace

c est bien d avoir repris le sport.tkte tu vas reprendre rapidement des forces et j espère que tu oublieras vite ce moment afin de te construire à nouveau

vive le 69

Portrait de Nippy

Bonjour tout le monde,

Et merci pour ce sujet qui met du baume au coeur :). ça fait un petit moment déjà que je suis sur ce forum sans vraiment participer. Et j'aimerais apporter ma petite contribution. 

Tout d'abord j'aimerais vous dire que vous avez tous (ou en tout cas la plupart) beaucoup de chance dans votre malheur. Je sais que ça peut sembler bizarre dit comme ça, mais je m'explique: comme beaucoup d'entre vous j'ai appris ma séropositivité assez récemment (février 2019). Mais je vis en Afrique (et pas l'un des pays africains les plus développés). Je l'ai appris en allant dans un pays voisin, dans un centre de traitement pour l'addiction à l'alcool. Ils m'ont dit que le test du VIH était obligatoire pour tous les nouveaux patients, je l'ai donc fait avec toute la confiance du monde.

Autant vous dire que le choc était total à l'annonce du résultat. Les questions se bousculaient dans ma tête, je n'arrivait plus à réfléchir. L'impression d'avoir été téléporté dans un univers parrallèle... Mais pas le temps cogiter, ma soeur m'attendait devant le bureau du médecin et il ne fallait rien laisser paraître (là j'ai compris que le métier d'acteur était un "vrai métier" en fin de compte lol).

Retour au pays 2 jours plus tard, dans le flou le plus absolu. Car aucun hôpital ne propose de soins pour cette maladie. Le VIH est l'un des sujets les plus tabou qui soit ici. Mais après beaucoup de recherches sur le net, j'ai su qu'un centre de traitement (le seul du pays) avait été créé par la croix rouge française en 2014; sans plus d'infos (existe-t-il toujours? comment les joindre? Comment ça se passe?...). A force de persévérence j'ai pu obtenir un numéro de téléphone et l'adresse (approximative) du centre. Manque de bol, le numéro n'est plus en service. J'y suis allé alors le lendemain et j'ai pu trouver avec beaucoup de difficultés (aucun panneau n'indiquant l'endroit).

Une assistante sociale (très gentille) m'a expliqué toute la procédure. Le lendemain, prise de sang, rencontre avec l'infectio, qui a pris à peine 5 min. Vous avez l'air en bonne santé et psychologiquement ça a l'air d'aller. On va vérifier votre poids (c'est à peu près tout ce qu'il m'a dit avant de me remettre une ordonnance). Rien sur la maladie, rien sur les médicaments (ne serait-ce que sur la manière de les prendre). Tout ce que je sais aujourd'hui c'est grâce à mes propres recherches. j'ai su après que c'était du ATRIPLA (enfin l'équivalent vu qu'ils ne proposent que des génériques) et du BACTRIM.

Je suis donc ce traitement depuis fin février. Quelques effets secondaires au début, mais ça s'est arrangé apès une semaine. Je fais régulièrement des analyses mais les résultats sont envoyés directement au médecin. Et jusqu'à aujourd'hui je n'ai aucune idée sur ma charge virale, cd4... Ni d'avant traitement, ni actuels. Tout ce qu'il me dit c'est que les résultats sont "bons".

Le plus dur c'était (ou c'est) psychologiquement. J'ai fait le choix de n'en parler qu'à une personne, mon ex (devenu mon meilleur ami) mais qui vit en France. il m'a été d'une aide psychologique incroyable, même en n'étant pas présent physiquement. j'essaie de me refugier dans mes passions (essentiellement la musique et la lecture) et je positive énormément. Quand je vois certains malades du centre, couchés à même le sol, pesant à peine une trentaine de kilos et souffrant visiblement le marthyr, je me dis que j'ai beaucoup de chance. Nous avons beaucoup de chance!

Je vous souhaite à toutes et à tous beaucoup de courage. POSITIVE ATTITUDE! comme dirait ce très cher J.P Raffarin Laughing