15 % des vaccins pour la France

29 Novembre 2020
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Six contrats d'approvisionnement en vaccins contre la Covid-19 devraient avoir été signés d'ici fin novembre, a indiqué (22 novembre) Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l'Industrie, relevant que 15 % des volumes acquis par l'Union européenne iront à la France. « Nous avons six contrats, soit signés soit en passe de l'être : quatre contrats signés et deux pré-accords dont la rédaction juridique doit suivre un processus de validation. Donc, six accords signés d'ici fin novembre », a dit la ministre interviewée sur Radio J. Selon elle, « chacun de ces accords correspond à 200 à 300 millions de doses de vaccin en commande ferme, plus 100 à 200 millions de plus optionnels. Un seul de ces contrats, avec le laboratoire Moderna, porte sur des doses plus petites, 80 millions, cela est lié à la complexité de fabrication ». Et « nous, c'est 15 % des volumes », a-t-elle précisé, suivant le pro-rata dans la population européenne. En termes de calendrier « chacun (des vaccins) doit faire ses preuves, trois sont en quasi qualification finale, mais rien ne préjuge de la fin des essais cliniques », a-t-elle dit, rappelant que, selon les avancées, l'Agence européenne du médicament (EMA) pourrait délivrer de premières autorisations d'ici à la fin décembre. « Nous nous sommes assurés que la quasi totalité des vaccins et tous les ingrédients soient produits en Europe, pour ne pas avoir de difficulté d'approvisionnement », a ajouté la ministre.  Imposera-t-on des obligations de vaccination ? « Je ne suis pas médecin. Aujourd'hui, ce qui se discute au niveau européen est de considérer qu'il y a une recommandation sur des publics cibles, prioritaires », a-t-elle répondu.

Commentaires

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Pour remporter la course au sérum anti-Covid, Pékin s'est affranchi de nombreuses règles et s'est déjà lancé dans une campagne d'injection massive.

 

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Yin Weidong, PDG de Sinovac, présentant son Coronavac, à Pékin, le 24 septembre. Il s'est engagé à livrer 46 millions de doses au Brésil avant la fin de l'année, et 40 millions en Indonésie d'ici à mars.

KEVIN FRAYER/GETTY IMAGES/AFP

Etudiants, travailleurs et diplomates devant partir à l'étranger, employés des hôpitaux, labos médicaux, maisons de retraite, ports, compagnies aériennes, bataillons de soldats : depuis juillet, le gouvernement de Pékin, brûlant les étapes de l'achèvement de la phase 3 des essais cliniques à grande échelle qui précède l'homologation, a déjà fait vacciner plus de 1 million de Chinois dans le cadre d'un programme national d'urgence. Dans la course mondiale au vaccin contre le coronavirus, la Chine est aux avant-postes : sur les onze vaccins aujourd'hui les plus avancés, en phase 3, ses labos en développent quatre, deux via la compagnie d'Etat Sinopharm (l'un avec l'université de Pékin, l'autre de Wuhan), les deux autres via les sociétés privées Can-Sino Biologics (associé à l'armée), et Sinovac Biotech. Et, avec cette campagne de vaccination précoce, l'empire du Milieu dispose, en plus des 60 000 volontaires enrôlés dans la phase 3, d'un retour d'expérience massif, qui peut à terme lui donner un avantage concurrentiel.

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