2022 : La RDR invisible

9 Avril 2022
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La RDR en débat présidentiel. Comme à chaque grande échéance électorale, la revue Swaps (vih.org) anime le débat sur la politique de réduction des risques (RDR) en soumettant les candidats-es à l’élection présidentielle « à l’approche sanitaire des drogues et à la question de la réduction des risques ». Résultat ? Tous-tes les candidats-es n’ont pas répondu ; loin de là. « Faut-il y voir un symptôme ? Un désintéressement ? », s’interroge le professeur Gilles Pialoux de vih.org. Outre les interviews publiées (sans commentaires, ni analyses), un débat public avec des représentants-es des différents-es candidats-es était prévu. « Pour de multiples raisons, cela n’a pas été possible », note Gilles Pialoux. « Difficile de ne pas y voir le problème central de l’invisibilité, doublement sanctionnante, pour la question de la réduction des risques. D’abord parce que la plupart des prises de position entendues par les différents candidats (…) portent plus souvent sur les questions sécuritaires et de justice que sur les aspects sanitaires liés aux usages des drogues légales ou illégales (…) Invisibilité encore, car la succession de la « guerre » au Covid et de la guerre en Ukraine a totalement occulté les problèmes de santé publique en France, avec un appauvrissement de cette approche qui mélange science politique, biomédical et sciences sociales », analyse le rédacteur en chef de vih.org. Au final, le site propose trois interviews de candidats-es, les seuls-es à ce jour à avoir répondu, mais d’autres pourraient venir. Il s’agit de Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, de Yannick Jadot (EELV/Pôle écologiste) et de Anne Hidalgo (PS).