21 millions de personnes sous ARV

1 Décembre 2017
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Moins de trois mois après le chiffre de 20 millions, annoncé en grande pompe à la conférence mondiale sur le sida (IAS) de Paris en juillet dernier, l’Onusida a mis à jour ce chiffre ce lundi 20 novembre. A quelques jours du 1erdécembre, journée mondiale de la lutte contre le sida, l’Onusida a publié de nouveaux chiffres concernant la réponse mondiale à l’épidémie. Un million de plus, soit 21 millions de personnes séropositives au VIH sous traitement en juin 2017. Une majorité (55 %) qui ne peut dissimuler les 17 millions de personnes restant, privées d’un accès aux antirétroviraux. Parmi elles, 960 000 enfants. "Ce sont des résultats dont nous pouvons être fiers, mais le sida n’est pas une épidémie du passé", a déclaré la professeure Hakima Himmich, présidente de Coalition PLUS. D’où l’importance selon l’Onusida de remettre la prévention au centre la réponse au VIH/sida, qui tue encore un million de personnes chaque année. Le traitement, avec le dépistage et la PrEP, est un pilier de la bonne santé des personnes, mais aussi de l’arrêt des contaminations. On sait depuis plusieurs années qu’une personne séropositive sous traitement efficace (charge virale indétectable) vit aussi longtemps qu’une autre, et ne transmet plus le virus, même en l’absence de préservatif. Une donnée clé qui peut permettre, si on se donne les moyens financiers d’y arriver, de mettre fin à l’épidémie d’ici 2030. Mais ici encore, cela reste une affaire de volonté politique et de protections des droits des personnes les plus vulnérables. Mais malgré tout, que de progrès depuis l’arrivée des programmes de traitement dans les pays du sud, en 2001. A l’aube du troisième millénaire, 685 000 personnes avaient accès à une trithérapie. Moins de 20 ans plus tard, ce chiffre dépasse désormais la barre des 20 millions. Encore un (gros) effort : selon l’Onusida, il manque 7 milliards de dollars par an pour mettre fin à l’épidémie.