8 mars : le message de AIDES

8 Mars 2021
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« Quand les droits de toutes les femmes avancent, le VIH recule ». C’ets le mot d’ordre qu’a choisi AIDES à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. Dans un communiqué, l’association rappelle qu’aujourd’hui dans le monde, « ce sont les femmes qui payent le plus lourd tribut à l’épidémie de VIH. En France, elles représentaient en 2011 35 % des nouvelles découvertes de séropositivité ». « Cette vulnérabilité est notamment liée aux violences, à la précarité et à l’isolement que les femmes subissent. Des inégalités qui ont été encore amplifiées avec la crise sanitaire », liée à la Covid-19, constate l’association. « Femmes cis ou trans, migrantes, travailleuses du sexe, usagères de drogues ou séropositives : les femmes ont vu leurs conditions de vie dégradées par la crise sanitaire et de fait, leur vulnérabilité au VIH accrue ». L’augmentation de 30 % des violences et les difficultés d’accès aux soins, notamment à la santé sexuelle (augmentation de 330 % des difficultés exprimées par les appelantes du Planning Familial) ont encore davantage exposé les femmes aux risques d’infection au VIH, explique l’association. En prenant en compte les différents enjeux qui se posent pour toutes les femmes, AIDES demande « l’abrogation des politiques répressives à l’encontre des femmes les plus exposées au VIH, comme la loi de 2016 de pénalisation des clients ou la loi de 1970 qui réprime les usages de drogues », la « prise en compte spécifique des femmes dans les mesures sociales d’urgence : aides financières, solutions d’hébergement », « l’augmentation des financements des structures d’accueil et des associations communautaires qui accompagnent les femmes les plus vulnérables aux violences et aux épidémies ».