8 mars, l’Onusida contre les discriminations

8 Mars 2020
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Chaque année, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Onusida lance un appel. Pour l’édition 2020, l’agence onusienne de lutte contre le sida « appelle à mettre un terme à la discrimination envers les femmes et les filles ». « Malgré des progrès, en 2020, des pratiques coercitives, des législations discriminatoires, la violence basée sur le genre et les violations des droits humains continuent de peser lourdement sur la vie de femmes et de filles dans le monde entier », déplore l’Onusida dans un communiqué. L’agence pointe également « sept domaines nécessitant des changements rapides ». « Il s’agit, entre autres, de fournir des soins sans stigmatisation ni barrière, de garantir la justice économique, d’assurer la gratuité de l’éducation primaire et secondaire, ainsi que de mettre un terme à la violence basée sur le genre ». Dans un message parallèle, Winnie Byanyima, la directrice exécutive de l’Onusida, rappelle que « le féminisme, les droits humains et l’absence de discriminations sont des valeurs profondément ancrées à travers le monde (…) Elles sont essentielles pour vaincre le sida. » Dans le monde, un tiers au moins des femmes et des filles a été victime de violences dans leur vie. Par exemple, au Kenya, 32 % des femmes âgées de 18 à 24 ans ont indiqué avoir subi des abus sexuels au cours de leur enfance. En outre, seuls 88 pays sur 190 disposent de lois sur l’égalité salariale entre les hommes et les femmes pour un travail de valeur égale. Même si certains pays ont déjà réalisé des progrès en faveur de l’égalité des sexes, les discriminations envers les femmes et les filles restent d’actualité partout dans le monde. Près d’une adolescente sur trois âgée de 10 à 19 ans et issue d’une famille parmi les plus pauvres n’a jamais été à l’école.  De nombreux pays disposent encore de lois discriminant les femmes et les filles. Quant aux lois défendant les droits fondamentaux des femmes et les protégeant des préjudices et des inégalités de traitement, elles sont loin d’être la norme. Et l’Onusida de souligner : « Couplées à d’autres formes de discriminations liées aux revenus, à l’origine ethnique, au handicap, à l’orientation ou à l’identité sexuelle, ces violations touchent les femmes et les filles d’une manière disproportionnée. « Nous devons transformer nos sociétés pour qu’il n’y ait pas de citoyennes et de citoyens de seconde classe, » a commenté Winnie Byanyima.