Les critiques d’Osez le féminisme

3 Juin 2022
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L'association Osez le féminisme a « condamné fermement » (20 mai) la nomination au gouvernement de Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti et Stanislas Guérini, trois ministres qu'elle considère « à contre-courant de MeToo ». « Nous condamnons fermement ces trois nominations », ont affirmé les militantes dans un communiqué, y voyant la « preuve » que « la nomination d'une femme à Matignon ne fait pas une politique féministe ». Gérald Darmanin, reconduit à l'Intérieur, est critiqué de longue date par les associations féministes pour avoir fait l'objet d'accusations de viol. Éric Dupond-Moretti, maintenu à la Justice, « est un vrai militant anti-MeToo, opposé à la libération de la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles », a expliqué à l'AFP Ursula Le Menn, l'une des porte-parole de l'association. Quant à l’ancien député Stanislas Guérini, qui fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, il a été vivement critiqué, ces derniers jours, pour avoir pris la défense de Jérôme Peyrat, un ex-candidat de la majorité présidentielle aux législatives, condamné pour violences conjugales. Stanislas Guérini avait parlé de lui comme d’un « honnête homme » et affirmé : « Je ne crois pas qu'il soit capable de violences sur les femmes ». Ces propos de Stanislas Guérini sont « inacceptables », selon Osez le féminisme. Les militantes se disent prêtes à soutenir la Première ministre Élisabeth Borne et sa ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, si elles prennent des « mesures fortes » pour les femmes, notamment un budget d'un milliard d'euros pour lutter contre les violences conjugales. « Nous jugerons les politiques portées et leur impact sur les droits des femmes indépendamment du sexe de la Première ministre », conclut l'association.