Accès aux nouveaux traitements anti-VHC, une mobilisation européenne

30 Juin 2014
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L’arrivée de nouvelles molécules, plus efficaces et permettant une guérison à terme de l’hépatite C aurait dû être une bonne nouvelle. Or, le coût prohibitif du Sovaldi (sofosbuvir), nouveau médicament phare, fait craindre à l’EATG (Le Groupe européen Traitement du VIH/sida, un réseau de militants bénévoles qui travaille également sur les hépatites virales) que ce dernier ne sera pas accessible à tous. Dans l’Union Européenne, le prix moyen estimé atteint 50 000 euros pour 3 mois de traitement, ce qui rend la prise en charge par les services de santé publique des pays membres quasi-impossible. L’EATG demande donc aux groupes pharmaceutiques d’agir sur les prix, "exagérément gonflés par rapport aux coûts de production réels". Il ajoute qu’une baisse des prix généralisée serait compensée largement par la hausse des ventes qui en découlerait et n’empêcherait pas les labos de faire de "substantiels profits". Et en attendant, le réseau européen défend la mise en place d’ATU (autorisation temporaire d’utilisation) afin d’offrir un accès élargi et rapide du Sovaldi aux malades qui ne peuvent plus attendre. A noter que l’EATG soutient l’initiative française au Conseil Européen, pour un décret commun contraignant l’industrie pharmaceutique à harmoniser ses politiques en Europe et à renforcer sa responsabilité en tant qu’acteur d’une santé publique durable et solidaire. "Nous devons tirer les leçons du VIH et assurer des prix raisonnables pour que l’ensemble des personnes qui vivent avec une hépatite C puisse obtenir ce qui semble être le médicament de la guérison", plaide d’ailleurs Médecins du Monde. Car l’urgence est là : 185 millions de malades attendent à travers le monde.