Algérie : les migrants-es, bouc-émissaires

26 Novembre 2018
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Haut responsable du ministère de l’Intérieur algérien, Hassan Kacimi y est en charge de l’immigration. Mi novembre, il s’est fait connaître pour des propos polémiques et racistes.  Ce haut fonctionnaire a, en effet, accusé les personnes migrantes subsahariennes de « tous les maux » allant même jusqu’à les rendre responsables de « l’importation » en Algérie de la tuberculose, mais aussi du sida, de la malaria et du paludisme ». Ce n’est pas la première fois que des responsables politiques de ce pays affichent ainsi un tel racisme et une telle ignorance. On pourrait rappeler, entre autres, que le paludisme n’est pas une maladie contagieuse, qu’elle n’est pas sexuellement transmissible. Mais, à l’évidence, c’est plus facile de s’en prendre aux personnes étrangères qu’aux moustiques.