Algérie… victimes d’inégalités

5 Novembre 2011
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"L’accès aux soins des malades vivant avec le VIH/sida et des personnes issues des groupes les plus exposés au VIH que leur garantissent les différents textes juridiques et législatifs du pays est souvent refusé en Algérie", explique le quotidien algérien "El Watan" qui publie les conclusions d’une enquête menée par des juristes et des activistes de l’association de lutte contre le sida et les IST Anis. "Ces limites à l’accès aux droits aux soins et à la prévention ont une incidence directe sur l’épidémie du VIH/sida en Algérie. Ainsi, si la prévalence nationale de cette maladie est bien inférieure à 1%, elle est de 4% chez les travailleuses du sexe, de 7 à 10% chez les homosexuels, alors qu’on l’estime à 30% chez les usagers de drogues injectables", alerte le rapport. "Et si les droits aux soins et à la prévention, sans aucune forme de discrimination, sont garantis dans la Constitution, par la loi sanitaire et par les différents textes juridiques et législatifs du pays, des inégalités sont souvent rencontrées sur le terrain", note "El Watan". "Il s’agit d’attitudes individuelles de stigmatisation et de discrimination envers les malades qui vivent avec le VIH d’une part et les personnes issues des groupes marginalisés de l’autre", précise le rapport. Ainsi, "des dizaines de malades du sida sont annuellement victimes de situation de refus de soins dans des structures aussi bien publiques que privées à travers le pays, malgré les correspondances répétées du ministère de la Santé dans ce sens".

 

Commentaires

Portrait de communard2011

Ce qui est relaté dans l'article est juste mais est encore plus grave dans les régions réprimées par l'Etat algérien depuis des décennies avec la complicité de... Par exemple, en Kabylie...

A tel point que la révolte - la révolution ? - passe désormais aussi par les hôpitaux (en grève), par les tribunaux (en grève), par les avocats (en grève), par les cheminots, par les travailleurs communaux... dans l'attente d'autres mobilisations, compte tenu du contexte de terreur, ainsi que le relate Réda Bekkat dans son éditorial d'El Watan, en ce début novembre.