Allègement thérapeutique : on fait le point

13 Septembre 2016
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Lors de la conférence Aids 2016 à Durban en juillet, l'ANRS a annoncé les résultats de l'essai 4D, lancé en 2014. Dans le prolongement d'Iccarre, une expérimentation menée par Jacques Leibowitch, l'essai 4D proposait de prendre son traitement ARV 4 jours consécutifs sur 7. Il a été suivi par 100 personnes et 96 % d'entre-elles ont maintenu une charge virale indétectable dans le temps. Fin 2016, Quatuor, un essai randomisé, de plus grande ampleur et sur une plus longue période devra confirmer ces premiers résultats qui ne prenaient pas en compte les anti-intégrases. Parallèlement d'autres essais d'allègement sont conduits avec des traitements pris en bi ou monothérapie en encore en trithérapie avec un allègement des doses. L'idée de l’allègement est de réduire les effets indésirables, la toxicité à long terme, de baisser le coût du traitement et d'améliorer l’observance. Il est aujourd'hui possible, selon son profil thérapeutique et en concertation avec son médecin, d'étudier l'éventualité de la mise en place d'un allègement thérapeutique, associé à un suivi rapproché pour éviter tout échappement thérapeutique. Pratiquez-vous l'allègement thérapeutique ou l'envisagez-vous ? Qu'en dit votre médecin ? Quels bénéfices en attendez-vous ? L'allègement sous toutes ses formes, c'est mardi 13 septembre, de 21h à 22h en compagnie d'Ernesto pendant le chat thématique.

Commentaires

Portrait de ernesto-seronet

7 personnes sont passées par le chat pour parler de l'allègement thérapeutique. Il a donné l'occasion d'évoquer 2 parcours, l'un récent, l'autre plus complet et initié dans les années 2000 et qui pouvait inclure de longues pauses estivales. Confirmant les résultats de l'essai ANRS 4D communiqué à Durban en juillet, dans les 2 cas la stratégie de l'allègement s'avère bénéfique et débouche sur un mieux être et un meilleur confort de vie, tout en simplifiant le traitement jusqu'à une bithérapie prise une seule fois par semaine. Le maintien de la charge virale reste l'objectif majeur de toute expérience ou parcours d'allègement. Elle donne le signal de la reprise, temporaire, de dosage ou rythme de prise plus standard, quand la charge virale remonte et ne peut plus être contenue durablement à un niveau bas. Si l'allègement implique à chaque nouveau palier une fréquence plus soutenue d'analyses, les premiers mois jusqu'à une fréquence mensuelle, on se rapproche ensuite d'un rythme ordinaire quand tous les indicateurs (charge virale, CD4, ...) sont stabilisés et optimisés. Les problèmes digestifs, neurologiques, articulaires, musculaires, la fatigue, s'estompent avec l'allègement, le virus se fait oublier. Cependant pour les parcours les plus longs, il faut du temps au corps, et la "désintoxication médicamenteuse est lente". Alors, dans la suite d'ICCARRE, 4D, ... il est important que d'essais cliniques à grande échelle comme QUATUOR permettent d'identifier les allègements adaptés à chaque profil de personne. Il semble que les médecins soient de plus en plus nombreux à se faire le relais de ces stratégies vers leurs patients.

Vous êtes invité-e-s comme d'habitude à poster sur ce thème vos commentaires et réactions à la suite de celui-ci , et à exprimer ici vos suggestions de thèmes que vous souhaiterez aborder dans les mois à venir, ou d'évolution du "format" de ces chats thématiques.

La semaine prochaine, Icare, hésitant entre cire et plumes ou plumes et goudron, nous parlera de ses essais de 4L pour s'en sortir quand le ciel au-dessus du dédale tonne.

Portrait de bob02

bonsoir je suis en allègement depuis 2013  mon traitement truvada et viramune un jour sur deux , résultat très bon , plus de fatigue bien suivi par mon médecin,

Portrait de benyaoud

Suivi sur Brest, je compte aborder l'idée d'un allégement thérapeutique sur anti-intégrase (stribild) avec le médecin qui m'accompagne. À suivre...

Des bises.