AME : Valérie Pécresse persiste

8 Octobre 2018
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Nouveau rebondissement dans l’affaire de la réduction tarifaire des titres de transports pour les personnes bénéficiaires de l’AME (aide médicale d’État), notamment des personnes malades étrangères sans papier. La présidente (LR) de la région Île-de France Valérie Pécresse a décidé de faire remonter l'affaire au conseil d'État, malgré deux échecs consécutifs devant la justice en première instance et en cassation et alors que la réduction tarifaire pour les transports publics franciliens n'est toujours pas remise en place plus de neuf mois après pour les bénéficiaires de l'AME, et alors même qu’un recours n’est pas suspensif. Autrement dit, la présidente de la région devrait suivre la décision qui invalide la décision prise par IDF mobilités concernant les personnes bénéficiaires de l’AME, ce qu’elle se refuse à faire. Nouveau rebondissement ? En effet, la présidente de la région Île-de-France attaque en justice Act Up-Paris pour « diffamation » à la suite de leur campagne de cet été nommée « Pécresse délinquante ». Elle a demandé au conseil régional son soutien, notamment pour les frais d’avocat. « Non contente d’être hors-la-loi et d’entraver des décisions de justice depuis des mois, Valérie Pécresse va donc faire financer par les usagers-ères un procès indécent contre une association reconnue de lutte contre le sida ! » s’insurge Pierre Serne, conseiller régional Île-de-France écologiste, auteur d’une plainte contre la région concernant cette décision de suppression. Pour rappel, le 25 janvier dernier, le Tribunal administratif de Paris a invalidé la décision d’IDF mobilités qui, en février 2016, avait décidé de supprimer la tarification spéciale [50 % de prise en charge] pour les personnes détentrices de l’Aide médicale d’État, privant quelque 110 000 personnes de facilités de déplacement, dont elles ont pourtant besoin. Cette invalidation avait été confirmée en cassation.