Annonces sur les vaccins

2 Août 2020
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Plusieurs laboratoires et groupes pharmaceutiques ont fait état, le 20 juillet, de résultats prometteurs dans le développement de leurs vaccins respectifs contre la Covid-19. Les données de l’essai clinique en phase initiale sur des volontaires sains du candidat-vaccin AZD1222, développé par Astrazeneca en collaboration avec l’université d’Oxford, ont montré que le traitement était sûr et qu’il produisait une réponse immunitaire. Selon ces résultats, publiés dans la revue médicale The Lancet, le vaccin n’a pas provoqué d’effets indésirables graves. « Il reste encore beaucoup de travail à faire avant de pouvoir confirmer si notre vaccin aidera à gérer la pandémie de Covid-19, mais ces premiers résultats sont prometteurs », a déclaré Sarah Gilbert, qui participe au développement du vaccin, citée par Reuters. « Nous ne savons toujours pas quelle est la force de la réponse immunitaire que nous devons provoquer pour protéger efficacement contre l’infection par le Sars-CoV-2 », a-t-elle indiqué. À la Bourse de Londres, l’action Astrazeneca a brièvement bondi après cette annonce avant d’effacer une partie de ses gains, a noté Reuters qui suit autant les résultats médicaux que les évolutions boursières. Selon Adrian Hill, chercheur au sein de l’University d’Oxford, le vaccin AZD1222 pourrait être disponible d’ici la fin de l’année. Médecine, économie… mais aussi politique. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a qualifié (20 juillet) de « très bonne nouvelle » les données sur le candidat-vaccin d’Astrazeneca, estimant qu’il s’agissait d’une « étape importante dans la bonne direction ». La publication des données sur le vaccin développé par Astrazeneca intervient alors que d’autres laboratoires ont également expliqué (20 juillet) avoir enregistré des résultats positifs sur leurs essais. Ainsi, le candidat-vaccin Ad5-nCOV développé par CanSino Biologics et l’unité de recherche militaire chinoise s’est révélé sûr et a induit une réponse immunitaire chez la plupart des receveurs, ont déclaré des chercheurs-ses du projet. Ces résultats de l’essai de phase 2 sur des volontaires humains ouvrent la voie à un essai clinique plus large. Mais d’ores et déjà, le candidat-vaccin de CanSino Biologics a reçu le feu vert pour être utilisé dans l’armée chinoise. Ce candidat-vaccin utilise un virus appelé adénovirus pour transporter le matériel génétique de la nouvelle protéine du coronavirus dans le corps humain, une méthode également utilisée par AstraZeneca pour son vaccin. De son côté, la société biotechnologique allemande BioNTech et le groupe pharmaceutique américain Pfizer ont communiqué, lundi 20 juillet, des données supplémentaires sur leur vaccin expérimental contre la Covid-19, montrant que celui-ci induisait également une réponse immunitaire sur l’humain. Plus de 150 candidats-vaccins sont en cours de développement et de tests dans le monde entier. Vingt-trois d’entre eux sont en cours d’essais cliniques sur l’humain, notamment ceux de Moderna et d’AstraZeneca. Un vaccin contre le coronavirus développé par le laboratoire chinois Sinovac Biotech devait commencer à être testé au Brésil (qui compte plus de 80 000 décès et plus de 2,1 millions de contaminés) le 21 juillet dernier, auprès de 900 professionnels-les de la santé volontaires à Sao Paulo. Au total, ce vaccin sera injecté à 9 000 volontaires dans six États brésiliens, dans le cadre d’une phase 3. Ces tests sont menés par l’Institut public de référence Butantan, qui doit en produire 120 millions de doses si les résultats s’avèrent concluants. De son côté, la Russie espère produire avec ses partenaires quelque 200 millions de doses d'un vaccin contre le coronavirus cette année, si les essais cliniques sont réussis, a indiqué lundi 20 juillet un haut responsable russe. Le premier stade des essais cliniques en Russie « est déjà achevé, et le deuxième doit se terminer vers le 3 août », a déclaré Kirill Dmitriev, président du Fonds souverain russe qui finance la mise au point du vaccin russe, cité par l’AFP. Selon lui, le troisième stade des essais (phase 3) devrait ensuite avoir lieu à la fois sur le territoire russe et dans plusieurs autres pays, notamment aux Émirats Arabes Unis, en Turquie et en Afrique, et se solder par une certification en Russie « dès août ». « Juste après cela, nous envisageons de lancer une production de masse », a précisé Kirill Dmitriev. Une fois certifié, le vaccin sera produit à la fois en Russie et dans d'autres pays partenaires, la production totale devant atteindre « 200 millions de doses vers la fin de l'année », dont 30 millions de doses produites en Russie, a assuré Kirill Dmitriev. D’autres experts-es internationaux ont averti qu’il faudra 12 mois à 18 mois pour mettre au point un vaccin sûr et efficace.