Asie : de nombreux trans sont séropositifs

1 Juin 2012
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La moitié des trans pourraient être séropositifs en Asie-Pacifique, avance un récent rapport de l'ONU (17mai). Il pointe du doigt une prise en charge sanitaire insuffisante et un "style de vie à risque" (c’est la formule des auteurs) qui poussent les cas d’infections à des "niveaux critiques". Selon les estimations officielles, de 9 à 9,5 millions de personnes trans de la région "portent le poids de l'épidémie" de sida, indique ce rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) publié à l'occasion de la Journée mondiale contre la discrimination des homosexuels et des transgenres. Et 49 % d'entre elles pourraient être infectées, explique le PNUD sur la base de l'extrapolation de résultats d'enquêtes à petite échelle auprès d'hommes devenus femmes, indique l’AFP. "L'exclusion sociale, la pauvreté et la séropositivité contribuent à ce que nous appelons une "pente de stigmatisation de la maladie", une spirale qui est difficile à inverser", a souligné Sam Winter, de l'université de Hong Kong, auteur du rapport titré "Lost in Transition", une quasi citation d’un titre de film. Que faire ? Sam Winter a appelé les gouvernements de la région à reconnaître "le besoin urgent de faire face à une crise très humaine", notant que beaucoup de trans finissaient par se prostituer et avoir des rapports non protégés. Les personnes souffrent également régulièrement de violence et de préjugés ; elles n'ont que peu d'opportunités sur le marché du travail, peu d'accès aux services de santé, et un soutien psychologique insuffisant, selon ce rapport qui a collecté des informations sur les douze dernières années.