Athlétisme : les athlètes trans exclues

4 Avril 2023
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Sidération. Le conseil (de World Athletics) a décidé « d'exclure des compétitions féminines internationales les athlètes transgenres hommes et femmes qui ont connu une puberté masculine », a déclaré Sebastian Coe, le président de World Athletics, jeudi 23 mars 2023. « Le Conseil de World Athletics a pris des mesures claires pour protéger la catégorie féminine de notre sport (...) en restreignant la participation des athlètes transgenres et intersexes », a développé Sebastian Coe, selon qui, la majorité des acteurs-rices de l'athlétisme consultés-es « ont estimé que les athlètes transgenres ne doivent pas concourir dans la catégorie féminine », a-t-il expliqué. « Pour beaucoup, les preuves que les femmes trans ne conservent pas un avantage sur les femmes biologiques, sont insuffisantes. Ils veulent plus de preuves (...) avant de prendre en considération l'option d'une inclusion dans la catégorie féminine », a poursuivi le responsable sportif. Le règlement actuel demandait aux athlètes transgenres voulant participer à la catégorie féminine de maintenir leur taux de testostérone sous le seuil de 5 nmol/L pendant un an. Par ailleurs, les athlètes intersexes, par exemple l'emblématique Sud-Africaine Caster Semenya, doivent, depuis avril 2018, maintenir leur taux de testostérone sous le seuil de 5 nmol/L pendant six mois pour participer aux épreuves allant du 400 m au mile (1 609 m). Ce règlement avait été dénoncé par Caster Semenya, double championne olympique du 800 m, qui refuse de s'y plier avec un traitement hormonal ou une opération, mais qui avait perdu les recours intentés notamment devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le Comité international olympique (CIO) avait demandé aux fédérations sportives en novembre 2021 d'établir leurs propres critères pour permettre aux personnes transgenres et intersexes de concourir à haut niveau.