Augmentation des cas de tuberculose en IDF

31 Mai 2019
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Le taux de déclaration de la tuberculose a diminué en Île-de-France depuis 2000 et s’est stabilisé ensuite de 2011 à 2014, rappelle un article publié dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (14 mai 2019) (1). Plus récemment, en 2016, une hausse des cas a été décrite à Paris. Cet article présente l’évolution récente de la tuberculose en Île-de-France et dans chacun des départements de la région au cours des trois années 2015 à 2017. Ce bilan porte sur les cas de tuberculose-maladie déclarés en Île-de-France entre 2015 et 2017, l’année 2015 étant utilisée comme année de référence. Les taux d’incidence des cas de tuberculose déclarés ont été calculés sur la base des données de l’Insee de l’année correspondante. Les taux par département ont été standardisés par âge, la population d’Île-de-France étant utilisée comme population de référence. Le taux de déclaration de la tuberculose en Île-de-France a augmenté de façon significative entre 2015 et 2017, passant de 14,6/100 000 habitants en 2015 à 15,8/100 000 habitants en 2017 (+8,2 %), suggérant une possible inversion de tendance. Tous les départements franciliens ont franchi le seuil de 10 cas de tuberculose/100 000 habitants en 2017. Des disparités infrarégionales sont observées avec notamment une augmentation du nombre de cas plus importante dans la capitale, atteignant un taux de 16,8/100 000 habitants en 2017 (contre 13,5/100 000 en 2015). Le taux de déclaration chez les personnes nées à l’étranger a augmenté contrairement à celui observé chez les personnes nées en France qui, lui, a diminué. Parmi les cas de tuberculose déclarés en Île-de-France, une hausse est observée chez les hommes, chez les résidents en collectivité et, parmi les personnes nées à l’étranger, chez les personnes primo-arrivantes. Santé publique France préconise la mise en œuvre d'actions spécifiques - notamment de dépistage - auprès des migrants-es originaires des régions à haute incidence tuberculeuse et récemment arrivés-es, tout en les inscrivant dans une stratégie globale et renforcée de promotion de la santé des groupes sociaux les plus précaires, précise Le Quotidien du Médecin.

(1) : Pauline Mathieu (Santé publique France), Ibrahim Mounchetrou Njoya, Clémentine Calba, Agnès Lepoutre, Elisabeth Marc, Yassoungo Silue (yassoungo.silue "@" santepubliquefrance.fr)