Autolib’ : l’AFD se plaint

28 Décembre 2011
3 347 lectures
Notez l'article : 
0
 
autolib_01.gif

Après avoir testé les conditions d’accès du service public Autolib’ (même service que Vélib’ pour des autos à Paris et dans certaines villes d’Ile-de-France, l’AFD (Association française des diabétiques, membre d’Im[patients] Chroniques Associés) a pu constater que ce "service refuse toutes les personnes sous traitements médicamenteux de classe 2. Ce qui revient, de facto, à exclure l’ensemble des personnes atteintes de diabète et traitées par ces médicaments", indique l’association dans un communiqué de presse (5 décembre). L’AFD dénonce : "Une discrimination concernant près de 500 000 franciliens qui se voient refuser l’accès à Autolib’". "Cette discrimination au traitement des diabétiques est une méconnaissance totale de la réalité du diabète aujourd’hui et des progrès thérapeutiques. Clairement, les études le démontrent, le diabète n’augmente pas le risque d’accidents de la circulation. En cas de contrôle par le service médical de la préfecture, la délivrance du permis est conditionnée à l’avis médical validant le fait de ne pas avoir eu plus de deux hypoglycémies sévères (assistance nécessaire d’une tierce personne) au cours des douze mois précédents. Dans ce cas, le permis est délivré pour une durée maximale de 5 ans", rappelle l’association qui s’insurge contre ce qu’elle considère comme une "discrimination flagrante qui vient une nouvelle fois s’additionner à celles dont sont quotidiennement victimes les diabétiques dans les domaines de l’accès à l’emploi ou à l’assurance par exemple". "Pour légitimes qu’elles soient, les préoccupations de sécurité ne doivent pas entraîner de discrimination du fait de la maladie", indique l’association.