Avec la crise, les dépenses de santé ont fortement ralenti dans l'OCDE

4 Décembre 2013
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Les dépenses de santé ont ralenti dans les pays de l'OCDE en raison de la crise, notamment dans les pays les plus touchés par des coupes budgétaires, c’est ce qu’indique l’'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans un rapport publié jeudi 21 novembre ; elle parle même d’un "fort ralentissement des dépenses de santé en raison des coupes budgétaires sur fond de crise". Selon son "Panorama santé 2013", "après des années de hausse continue de plus de 4 % par an" depuis l'an 2000, les dépenses de santé dans l'ensemble de l'OCDE "n'ont progressé en moyenne que de 0,2 % entre 2009 et 2011", résume l’AFP. Elles ont même reculé dans onze des trente-quatre pays membres, soit près d'un sur trois, par rapport à leur niveau d'avant la crise. La Grèce et l’Irlande sont "les pays les plus durement frappés par la récession" et "sont aussi ceux où les coupes budgétaires ont été les plus fortes", note le rapport. La Grèce et l'Irlande ont ainsi subi les baisses les plus importantes, respectivement de 11 % et 7% entre 2009 et 2011. En 2011, ces dépenses représentaient en moyenne 9 % du Produit intérieur brut (PIB) dans les pays de l'OCDE. En France, ce taux atteint 11,6 % du PIB en 2011, soit le niveau le plus élevé parmi les pays de l'OCDE après les Etats-Unis (18 %) et les Pays-Bas (12 %).