Baisse des contaminations à Londres : Molina fait le point

23 Janvier 2017
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Alors que la presse s’emballe sur les résultats impressionnants obtenus en termes de baisse des contaminations au VIH par une clinique anglaise de Londres, des chercheurs français prennent la parole. Invité de l’émission "La Tête au carré" de France Inter, le chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis, le professeur Jean-Michel Molina, est revenu sur cette annonce. "Une très bonne nouvelle" a-t-il indiqué d’emblée, en revenant sur ces premiers résultats liés à la PrEP. Et en expliquant la situation particulière de la Grande-Bretagne. "Il y a eu des discussions, mais pas d’autorisation officielle, à la différence de la France [la prEP est autorisée et remboursée depuis janvier 2016, ndlr]. Mais il est possible de commander des médicaments sur Internet […] Ce n’est pas de l’automédication, les personnes sont suivies régulièrement par des médecins spécialisées. Il s’agit plutôt d’accompagner les personnes pour leur donner accès comme en France à un traitement qui est très efficace en prévention". Sur l’impact propre de la PrEP dans cette baisse, Jean-Michel Molina reste prudent et tient à rappeler que ces résultats ne résultent pas de la "seule intervention de la PrEP, quelle que soit son efficacité", mais tiennent davantage d’une "combinaison d’interventions : renforcer l’usage du préservatif, [le dépistage], l’utilisation de la PrEP, et la mise sous traitement immédiat des personnes dépistées", explique encore le médecin et chercheur. Concernant la France, Jean-Michel Molina explique qu’on ne dispose pas encore de tels chiffres, mais que cette annonce est la preuve que ces stratégies combinées permettront à termes de faire baisser les contaminations dans les populations les plus exposées.