Bébés génétiquement modifiés : trois ans de prison

11 Janvier 2020
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Le Chinois He Jiankui avait annoncé en novembre 2018 être parvenu à mettre au monde des jumelles à l'ADN modifié pour les rendre résistantes au virus du sida dont était infecté leur père. Le chercheur a été condamné lundi 30 décembre 2019 à trois ans de prison et une amende de trois millions de yuans (384 000 euros), indique Reuters. La justice lui reproche d'« avoir illégalement procédé à la manipulation génétique d'embryons à des fins de reproduction », a annoncé l'agence Chine nouvelle. Les faits remontent à novembre 2018. À l'époque, He Jiankui provoque une onde de choc planétaire en annonçant avoir mis au monde les premiers bébés génétiquement modifiés. Lors d’une conférence de presse à Hong Kong, il s'était dit « fier » du fruit de ses recherches. Au total, trois bébés génétiquement modifiés sont nés à la suite de ces recherches, précise l'agence de presse officielle chinoise. Lorsque l'affaire avait éclaté, la Chine avait été mise en cause pour avoir laissé se développer des recherches sans supervision. Le gouvernement avait alors ordonné la suspension des recherches et placé He Jiankui sous enquête policière. Le procès s'est tenu à huis clos car l'affaire relevait du domaine de « la vie privée », selon l'agence, citée par l’AFP.