Bilan des États généraux des migrations

9 Mai 2019
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Au printemps 2018, 106 cahiers de doléances établis par les Assemblées locales des États généraux des migrations ont été rédigés. Cette matière a permis de réaliser le « Cahier des faits inacceptables » et le « Cahier des alternatives ». Ces deux documents synthétisent des faits inacceptables identifiés dans plus de 70 départements, ainsi que des alternatives aux politiques actuelles dont plusieurs sont déjà mises en œuvre – élaborées par les 1 500 collectifs et associations locales qui ont participé à cette consultation, explique le Collectif des États généraux des migrations, dans un communiqué (avril 2019). Ces deux documents dressent un « état des lieux sans concession de la persécution systémique des personnes exilées en Europe et sur le territoire français, tout en faisant la preuve que des politiques publiques alternatives existent, appuyées par des dizaines de milliers de citoyens-nes ». « Dans cette période de grande consultation nationale lancée par le gouvernement, il nous semble important de rappeler que ce panorama inédit du fait migratoire en France – et des drames qui découlent de sa gestion – n’aurait pas vu le jour sans le refus de l’exécutif de mettre en place un réel cadre de concertation avec la société civile sur ses politiques migratoires”, indique le Collectif. « Les alternatives proposées (….) dans les États généraux des migrations vont dans un sens radicalement opposé à celui suggéré par les questions lancées dans le cadre du Grand débat national (politique de quotas, lien avec l’identité nationale, etc.). Elles permettent de dépasser la crise historique des politiques migratoires, en adoptant une approche basée sur la défense des droits humains et la revendication de la liberté de circulation et d’installation », conclut le Collectif.