Cameroun : les discriminations se portent bien… hélas !

16 Décembre 2012
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D’après les résultats d’une étude présentés le 26 novembre 2012, à Douala, le personnel de santé divulgue le statut des personnes vivant avec le VIH sans leur accord, explique le site d’informations Cameroun.com (27 novembre). Ces résultats sont ceux d’une étude sur "l’indice de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH" qui ont été présentés devant le ministre de la Santé publique. On apprend que 47 % des pertes d’emplois ou des revenus des personnes enquêtées sont dues à leur séropositivité. Par ailleurs, des promotions ont été refusées à 10 % d’entre elles. Outre le domaine professionnel, les discriminations sévissent dans la vie sociale des personnes "puisque dans la société", 81 % des personnes vivant avec le VIH disent être "exclues des activités familiales à cause de leur statut". Plus surprenant encore, l’étude montre que 78 % des personnes vivant avec le VIH se disent exclues des activités religieuses et que 2 % d’entre elles ont été interdites d’accès à une institution d’enseignement du fait de la séropositivité. Comme si la coupe n’était pas déjà pleine, il faut ajouter que 42 % des personnes vivant avec le VIH déclarent que leur statut a été divulgué sans leur accord, dont 14 % par le personnel de santé. Cette enquête a porté sur un échantillon de 1 300 personnes, hommes et femmes, dans six régions du Cameroun. La collecte des informations s’est faite à partir d’un questionnaire standardisé. L’objectif principal de cette enquête était de recueillir et d’étudier les expériences de stigmatisation des personnes vivant avec le VIH et d’examiner les effets directs et indirects, afin de renforcer les efforts du plaidoyer.