Canada : Accès à Zepatier élargi

3 Mars 2017
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A compter du 28 février 2017, l'Ontario sera la première province canadienne à rembourser Zepatier (elbasvir/grazoprévir), un antiviral à action directe en une prise par jour sur douze semaines dans le traitement du VHC. La Colombie-Britannique lui emboîtera le pas le 21 mars 2017. En plus des personnes atteintes d'une fibrose de stade F2+, les personnes atteintes de fibrose aux stades F0 et F1 présentant des facteurs pronostiques défavorables et qui n'avaient précédemment accès à aucun traitement potentiel par l'intermédiaire d'un régime public d'assurance médicaments seront désormais couvertes, indique l’agence CNW Telbec. Les personnes vivant avec une hépatite C chronique de génotypes 1 et 4, celles atteintes en plus d'une maladie rénale chronique et les personnes utilisatrices de drogues injectables auront désormais accès gratuitement au traitement, tout comme les personnes co-infectées (VIH, VHB). On estime que 185 000 personnes sont atteintes d'hépatite C en Ontario et en Colombie-Britannique. "Le financement public de Zepatier au Canada pour le traitement de l'hépatite C constitue une étape importante dans l'accessibilité aux soins pour les patients ; non seulement les patients présentant des lésions hépatiques avancées ou une cirrhose ont maintenant accès à un traitement, mais ceux qui pourraient développer des lésions hépatiques plus graves peuvent être guéris", a expliqué le Dr Sergio Borgia, directeur médical et chef du programme des maladies infectieuses au William Osler Health System, cité par CNW Telbec. En juin 2016, le gouvernement du Canada a réitéré son engagement à participer à la lutte mondiale contre les hépatites virales en adoptant la stratégie mondiale de l’OMS, dont l'objectif est l'éradication des hépatites B et C d'ici 2030. Au Canada, on estime que 250 000 personnes sont infectées par le VHC, mais bon nombre d'entre elles ne le savent pas. Au Canada, le génotype 1 représente 65 % des infections, les génotypes 2 et 3 environ 14 % et 20 %, respectivement, tandis que les génotypes 4, 5 et 6 sont considérés comme rares. Une proportion croissante des cas d'infection par le VHC est attribuable à l'utilisation de drogues injectables. On estime que la fréquence de l'infection chez les utilisateurs de drogues injectables se situe entre 57 % et 90 %.