Cancer et parcours de soins global

9 Novembre 2019
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L'Assemblée nationale a voté vendredi 25 octobre l'instauration d'un « parcours de soins global » pour les personnes ayant reçu un traitement contre le cancer, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Ce parcours sera élaboré par l'Agence régionale de santé (ARS) en concertation avec les acteurs-trices concernés, notamment l'Institut national du cancer (Inca), mais également avec les établissements et professionnels-les de santé, ainsi que les associations. Quelque 175 000 personnes (70 % des 250 000 patients-es potentiellement concernés par la mesure) pourraient avoir recours chaque année à ce nouveau parcours de soin dont le coût annuel est estimé à 31,5 millions d'euros, selon l'étude d'impact, indique l’AFP. Il s'agira d'un parcours coordonné et individualisé tenant compte des besoins et attentes exprimés par les patients-es. L'objectif est de les accompagner le plus tôt possible après l'arrêt des traitements et d'améliorer la continuité des soins entre l'hôpital et la ville afin d'éviter les ruptures de prise en charge. « Il s'agit d'une avancée majeure qui permettra de mieux accompagner les patients dans leur guérison et d'améliorer leur qualité de vie après la maladie », a salué la députée Nathalie Elimas (MoDem) à l'origine de l'amendement adopté. Des députés-es ont adopté le principe de mesures spécifiques pour les enfants atteints de cancer, sachant qu'un tiers des cancers pédiatriques n'existe pas chez les adultes et, inversement, plus de 80 % des cancers de l'adulte n'existent pas en pédiatrie. Le gouvernement remettra au Parlement, au plus tard deux ans après la promulgation de la présente loi (avant la fin de l'année), un rapport dressant un bilan de cette prise en charge post-cancer. « La mise en place de ce parcours de soins global est une mesure innovante. Il apparaît nécessaire de procéder à une évaluation pour en tirer des enseignements et l'améliorer si nécessaire », a justifié le rapporteur général du PLFSS 2020 Olivier Véran (député LREM). L'évaluation portera notamment sur l'utilisation des ressources publiques, l'impact sur les patients-es et les pistes d'amélioration du dispositif.