Cancer et sexualité ?

4 Août 2021
497 lectures
Notez l'article : 
0
 

Seule, une personne sur trois, atteinte d'un cancer, est informée des conséquences de la maladie sur sa sexualité, indique une étude de l'institut Think pour la Fondation Arc pour la recherche sur le cancer publiée mercredi 23 juin. « Le diagnostic d'un cancer génère en lui-même du stress et de l'anxiété tandis que les traitements peuvent impacter directement la sphère sexuelle », a expliqué Marion Aupomerol, gynécologue à l'Institut Gustave Roussy, lors d'une conférence de presse, citée par l’AFP. Selon cette étude baptisée : « L'information sur les questions de sexualité avec le cancer », 35 % des personnes atteintes ont accès à ces informations et elles ne sont que 27 % à les recevoir via le personnel soignant. Les autres sont informés-es via internet ou d'autres personnes atteintes, par exemple.  Quelque 40 % des personnes déclarent s'être posé des questions sur leur sexualité à un moment ou un autre de leur parcours de soins. « Près de 6 millions d'adultes sont touchés en France, en comptant les partenaires », rappelle Pierre Bondil, urologue, oncologue et sexologue. « C'est avant tout un problème de priorité (…) Face au cancer, on pense d'abord au traitement et à la guérison, puis une fois que le traitement a commencé, on se préoccupe de la qualité de vie ». L'étude relève des disparités selon le genre ou l'âge des malades : 47 % des hommes sont informés des conséquences de la maladie sur leur sexualité (mais seulement 24 % des femmes), et 46 % des 40-49 ans (36 % pour les 50-59 ans, 26 % pour les 60-69 ans, 37 % pour les 70 ans et plus). L'accès à l'information varie aussi selon le type de cancer : 68 % des personnes atteintes d'un cancer du bassin, de la vessie, du rectum ou de la prostate se disent informées, mais seulement entre 19 % et 28 % pour les autres types de cancer (28 % pour le cancer du sein).

L'institut Think a interrogé 521 personnes âgées de 40 ans et plus, malades ou ayant été malades, choisies selon la méthode des quotas. Les personnes ont été interrogées par formulaire en ligne de 7 au 13 juin.