Cancers à HPV : résultats d’une étude norvégienne

15 Mars 2018
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Le HPV (papilloma virus humain) est l’agent essentiel du développement du cancer du col de l’utérus. Les cancers vaginaux et anaux sont aussi pour la grande majorité d’entre eux (90 % et 80 % respectivement) liés à un HPV, rappelle le Journal International de Médecine (JIM, 4 mars). Le virus HPV 16 est de loin le plus souvent détecté, quel que soit le site considéré. De nombreux pays ont mis en place un dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, qui a prouvé son efficacité dans la réduction du risque de cancer du col de l’utérus. Trois types de vaccins existent : deux contre les types 16 et 18 du HPV et un qui protège aussi contre les types 31, 33, 45, 52 et 58 du HPV. Les essais ont montré une bonne efficacité de ces trois vaccins contre l’infection, rappelle le journal médical. Une étude norvégienne a été publiée. Son objectif était d’établir l’évolution de l’incidence des cancers en rapport avec le HPV et l’efficacité préventive des vaccins HPV actuellement disponibles. L’étude couvrait la période de 1953 à 2015. En ce qui concerne les cancers en lien avec un HPV de type contenu dans l’un des vaccins, il apparaît que la vaccination pourrait en éviter un nombre significatif. La vaccination contre les HPV de types 16 et 18 pourrait éviter chaque année 402 cancers. Celle contre les HPV des types 16/18/31/33/45/52/58 en éviterait 478, parmi lesquels 206 survenant sur un autre site que le col de l’utérus, donc actuellement non dépistés de façon systématique, 113 cancers seraient évités chaque année chez les hommes, principalement des cancers de l’oropharynx.