Carrières interdites aux séropos : encore une avancée !

7 Février 2017
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Le rapport de AIDES "VIH - Hépatites : la face cachée des discriminations" dénonçait, en décembre 2015, toutes une série d'écoles et de professions refusées aux personnes vivant avec le VIH. Ce premier état des lieux des discriminations sérophobes dans l'emploi avait pu être établi grâce aux témoignages recueillis dans le réseau de AIDES. Dans les jours qui ont suivi la conférence de presse de présentation de ce premier rapport, l’école Polytechnique reprenait sa copie et s'ouvrait aux personnes vivant avec le VIH. Quelques mois plus tard, à l'été 2016, l'engagement qu'avait pris l’ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira, de supprimer l'interdiction d'entrée à l’Ecole nationale de la magistrature et d'exercice de la profession de magistrat, était concrétisé avec la loi organique sur le statut de magistrat. Sur les métiers interdits aux personnes séropositives dans l’armée, la police, la gendarmerie et chez les sapeurs-pompiers, une saisine avait été adressée au Défenseur des droits. Elle est encore en cours de traitement car le dossier est complexe. AIDES avait également interpelé le gouvernement, mais pour l'heure, une profonde mise à plat du référentiel Sigycop qui classe les personnes vivant avec le VIH comme inaptes n'était toujours pas à l'agenda ministériel. Fin janvier, il y a eu un rebondissement lors d’une question au gouvernement à l’Assemblée Nationale. La députée écologiste, Véronique Massoneau, a, en effet, remis le sujet sur la table à propos des entraves à l'emploi des personnes vivant avec le diabète, notamment dans la police. Marisol Touraine lui a répondu et annoncé très clairement que le gouvernement est favorable à ce que soient revues complètement les conditions d'aptitude dans les professions réglementées, telle que la police, et pour toutes les pathologies. Cela veut dire refonte du très problématique référentiel Sigycop qui est très discriminatoire. AIDES entend maintenant s’assurer que cet engagement sera traduit dans les faits et que la mise à plat du Sigycop est bel et bien en marche et correctement menée.