Ce que nous disent les eaux usées de la consommation de drogue

29 Janvier 2015
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Pour la première fois en France, l'analyse des eaux usées a permis d'estimer les consommations de drogues illicites dans différentes zones urbaines. Deux chercheurs Thomas Nefau et Sara Karolak y ont consacré un article : "Ce que nous disent les eaux usées de la consommation de drogue", publié le 14 janvier sur le site vih.org. L’enquête a porté, entre autres, sur la cocaïne, l’héroïne, la morphine, les amphétamines, la méthamphétamine et aussi des produits de substitution comme la méthadone et la buprénorphine. Cette enquête, comme le détaille l’article, illustre "la possibilité de réaliser une cartographie à l’échelle fine d’estimation des consommations de drogue illicites". Les auteurs avancent que si l’on pratiquait davantage de prélèvements par site et que si l’on augmentait le nombre de sites, on pourrait mieux connaître "les consommations de drogues illicites région par région dans le but de mieux comprendre les différentes pratiques de consommation et de suivre les évolutions de consommation et de la nature des produits consommés. Cette connaissance permettrait aux associations et organisations publiques d’adapter leurs campagnes de prévention et de réduction des risques liés à l’usage de drogues, de mieux cibler les lieux de leurs interventions et de mieux répartir leurs effectifs et leurs budgets d’action", notent-ils.