Cerveau et réseau social

20 Mai 2022
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Plus nos relations sociales seraient nombreuses, plus certaines structures de notre cerveau seraient développées. C’est l’hypothèse au cœur de plusieurs travaux de recherche en neurosciences depuis plusieurs années, rappelle un communiqué (2 mai) de l’inserm. « De précédents résultats ayant mis en avant le rôle de notre environnement social en tant que l’un des facteurs clés à l’origine de l’expansion du cortex cérébral, des chercheurs et chercheuses de l’Inserm et de l’université Lyon Claude Bernard Lyon 1, en collaboration avec l’université de Pennsylvanie (États-Unis), ont fait un pas supplémentaire pour mieux comprendre ce lien », avance l’Inserm. Ils se sont intéressés-es plus spécifiquement à une espèce de macaques dont l’architecture du cerveau est comparable à celle de l’Homme. En observant les animaux dans leur état naturel et en analysant des images de leurs cerveaux, ils-elles ont découvert que le nombre de compagnons-es de ce primate non-humain permettait de prédire la taille de certaines zones de son cerveau, qui sont notamment associées à la cognition sociale et l’empathie. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Science Advances. En parallèle d’un travail d’observation comportementale en milieu naturel, les scientifiques ont analysé les scanners cérébraux des individus du groupe, qui était composé de 103 macaques rhésus dont 68 adultes et 21 jeunes macaques. Ils-elles ont découvert que, chez l’adulte, plus l’animal avait un nombre important de compagnons-es, plus certaines régions de son cerveau situées dans le lobe temporal étaient de taille importante. L’examen des scanners cérébraux de 21 jeunes macaques (âgés-es de moins de 6 ans) a montré qu’ils-elles ne sont pas nés-es avec ces différences de taille des structures cérébrale mais qu’elles se mettent en place au cours de leur développement. D’après les observations des chercheurs-euses, il n’y aurait donc à la naissance aucune corrélation entre la taille du réseau social et le volume du cerveau. Ces résultats suggèrent que l’exposition à l’environnement social au cours de la vie participe à la maturation des réseaux cérébraux. À la suite de cette étude, les chercheurs-euses souhaitent désormais étudier les changements anatomiques au niveau cellulaire, afin de révéler les mécanismes en œuvre lors de l’augmentation de la taille des zones du cerveau identifiées à l’aide d’imagerie cérébrale.

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