Chemsex : un comité stratégique à Paris

3 Décembre 2021
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La ville de Paris a annoncé mercredi 24 novembre, en conférence de presse, la mise en place du premier comité stratégique de prévention et réduction des risques liés au chemsex (usage de drogue en contexte sexuel). Un plan de quatre ans piloté par Anne Souyris, adjointe à la Santé, et Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à Lutte contre les discriminations ; plan constitué de groupes de travail avec différents-es acteurs-rices de la prise en charge et de RDR chemsex (soignants-es, assos, chercheurs-es, etc.). Cinq groupes de travail ont été identifiés : communication, accès à la réduction des risques, montée en compétence des professionnels-les, recueil des besoins des personnes pratiquant le chemsex et accès aux soins. « Bien que cette pratique affecte majoritairement les hommes homosexuels, elle touche toute la population. Il faut en finir avec le tabou stigmatisant et avoir le courage de la réduction des risques », a expliqué Anne Souyris. « Déployé dès 2022 dans la capitale, ce plan vise à mieux coordonner les actions des centres d'addictologie, de santé sexuelle, des associations, des hôpitaux et de la police (…). Notre objectif avec ce plan est de toucher tout le monde dans une vision non stigmatisante et non moralisatrice », a ajouté Jean-Luc Romero-Michel. Ce plan s’appuie sur une étude préalable de la ville de Paris réalisée par la Mission métropolitaine de prévention des conduites à risques (MMPCR) qui regroupe des professionnels-es de la Mairie de Paris et du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Le MMPCR a réalisé un état des lieux des ressources existantes à Paris et des besoins spécifiques par les acteurs-rices de santé en lien avec les personnes qui pratiquent le chemsex. Le comité se réunira pour la première fois en décembre 2021. Une de ses premières missions sera d’élaborer avant février 2022, une campagne d'information en direction des chemsexeurs.