Clause de conscience : l’Ordre des pharmaciens renonce

18 Septembre 2016
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Le 6 septembre, l’Ordre des pharmaciens a formellement abandonné l'idée d'introduire une clause de conscience dans son code de déontologie. Cette initiative, lancée avant l’été, avait été perçue comme une volonté de remettre en cause l'accès à la contraception. "L'article relatif à l'introduction d'une possible clause de conscience, dont la consultation avait été suspendue pendant l'été 2016, n'a pas été retenu et ne figure donc pas dans le projet", écrit dans un communiqué le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens à l'issue d'une réunion de son conseil national. Au début de l'été, le Conseil de l'Ordre des pharmaciens avait souhaité mettre en place une consultation, afin que les professionnels se prononcent sur l'éventuelle introduction d'une clause de conscience dans son nouveau code de déontologie. Cette idée suscitait aussitôt de vives critiques et même le lancement d’une pétition adressée à Isabelle Adenot, la présidente de l'Ordre. Cette pétition, lancée par le "collectif des pharmaciens contre la clause de conscience", a recueilli plus de 13 000 signatures de pharmaciens. Le gouvernement avait réagi par la voix de Laurence Rossignol, la ministre des Droits des Femmes. Elle estimait que si l’initiative était "suivie d'effet, elle ouvrirait clairement la possibilité pour des pharmaciens de refuser de délivrer la contraception d'urgence, la pilule, le stérilet ou même le préservatif". Ce débat est donc désormais clos. Exit la clause de conscience.