Co-infection VHC/VHB : L’Ema veut "réévaluer" les AAD

31 Mars 2016
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Véritable succès thérapeutique contre l’hépatite C, les AAD (antiviraux à action directe) seraient-ils, en revanche, responsables de la réactivation du VHB ? Alertée par des cas cliniques de réactivation du virus chez des personnes co-infectées avec le VHB (qu’on ne sait pas guérir) qui ont été traitées pour leur hépatite C (dont on peut guérir) avec les derniers AAD, l’Agence européenne du médicament (Ema) va donc se pencher sur cette situation. "L'Ema va évaluer l'étendue de la réactivation de l'hépatite B chez les patients traités par des AAD contre le virus de l'hépatite C" et "se prononcer sur la nécessité de mesures destinées à optimiser le traitement", précise-t-elle sur son site web. Les nouvelles molécules développées par les laboratoires, comme le Sovaldi (sofosbuvir), ont permis des progrès spectaculaires en matière de guérison comparées aux anciens traitements, comme l’interféron ou la ribavirine. Très coûteux, les AAD ont déclenché une forte tension des systèmes de santé, qui ont rationné l’accès à ces nouveaux médicaments aux personnes les plus atteintes. La réévaluation a été demandée par l'Union européenne et sera menée par le Comité d'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (Prac, indique encore l’Agence européenne du médicament. Et de rappeler qu’il existe un vaccin efficace contre l’hépatite B, mais pas contre l’hépatite C, qui, grâce aux nouveaux AAD, se guérit avec un traitement de trois mois dans plus de 90 % des cas.