Comment lutter contre les effets indésirables au quotidien ?

19 Janvier 2016
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Ce n’est une découverte pour personne tous les médicaments peuvent exposer à des effets indésirables (appelés aussi effets secondaires). Les notices contenues dans les boîtes de traitement sont là pour le rappeler. Ils sont de fréquence et d’intensité diverses, parfois temporaires, parfois au long cours. Bien évidemment, les traitements anti-VIH ou contre les hépatites virales ne dérogent pas à la règle et comportent leurs lots d’effets indésirables. On trouve (la liste n’est pas exhaustive) : nausées, diarrhées, troubles du sommeil, fatigue, effets sur certains organes comme le foie ou les reins, perte ou gain de poids, etc. Ils ne se manifestent pas de la même façon selon qu’on soit une femme ou un homme. Certaines personnes n’en ont pas ou très peu, d’autres en subissent beaucoup. Parfois, c’est tel que cela joue sur la qualité de vie voire sur l’observance. Même si l’argument revient parfois : les effets indésirables ne sont pas la rançon de la gloire d’un traitement efficace. Le traitement efficace contre le VIH et/ou les hépatites virales ne doit pas détériorer la qualité de vie. Chercheurs, médecins, personnes vivant avec le VIH ou les hépatites virales mettent en place depuis des années maintenant des études pour comprendre le phénomène, en mesurer les conséquences et y apporter des solutions. Tout comme la maladie, les effets indésirables doivent être pris en charge. Comment faites-vous pour lutter contre les effets indésirables ? Quelles solutions avez-vous trouvées ? Venez en discuter pendant le chat thématique, mardi 19 janvier à partir de 21 heures, en compagnie d’Ernesto.

Commentaires

Portrait de ernesto-seronet

Une soirée particulière, et pas moins d'une demi-douzaine de participants qui se sont interrrogés, au cours de ce 2ème chat thématique de l'année, sur les effets indésirables et les moyens de les combattre. Sans commune mesure avec ceux rencontrés par les personnes qui ont pris des traitements il y a 20 ans ou plus, aujourd'hui, pour les anciens comme pour ceux ayant commencé un traitement depuis 1 ou 2 ans, les effets sont modérés, s'estompent après l'initiation du traitement et semblent quelques fois là pour rappeler par quelques petits événements qu'un traitement est pris. Si les nausées qui se manifestent dans les premiers temps sont facilement attenuées par une canette de coca, ou si quelques troubles gastriques subsistent, en revanche un sommeil perturbé, des maux de tête, de la fatigue, des douleurs musculaires,  fourmillements, engourdissements, crampes  provoquant des réveils brutaux, ou plus singulièrement des sensations d'ébriété peuvent s'avérer plus persistants et invalidants. Et ces manifestations sont d'autant plus gênantes qu'elles sont intermitttentes, imprévisibles, et que le corps médical en minimise l'importance et n'y apporte souvent pas de réponse : le médecin traitant renvoie à l'infectiologue, qui renvoie au stress ... avec une impression de tourner en rond dans cette situation. Mais identifier l'origine de ces troubles n'est pas toujours évident : faire la part de ce qui est attribuable à une trithérapie, à la prise d'antiobiotiques ..., à toute autre cause est problématique. Le changement de traitement ne semble pas souvent constituer une alternative proposée ou envisagée. Aucun ne reste cependant passif, et chacun adopte des stratégies pour diminuer l'impact de ces effets indésirables. En premier lieu : être à l'écoute de son corps permet d'anticiper un "coup de pompe" qui peut prendre même au travail. Dans le cas de neuropathies, une cure de magnésium se révèle être une parade efficace, et [passer] une partie de [la nuit les] jambes en l'air, produit aussi son effet ... L'amélioration de la qualité du sommeil ainsi que celle d'une alimentation plus équilibrée, encouragée et accompagnée quelques fois par l'équipe soignante, va aussi concourir à un mieux-être, et prévenir, entre autres, les incidences potentielles sur les graisses des traitements. Enfin l'activité physique aura également un effet de  compensation : la marche va soulager les jambes, avoir un effet bénéfique sur les artères, et plus généralement l'exerice va décrasser l'organisme des toxines et des molécules qui peuvent "enkyloser" le corps, et susciter des vocations tardives de sportif !

En complement de programme, un participant propose un lien vers quelques conseils de santé et des menus diététiques : le Crips

Vous êtes invité-e-s comme d'habitude à poster sur ce thème vos commentaires et réactions à la suite de celui-ci, et à exprimer vos souhaits pour les thèmes que vous souhaitez aborder dans les mois à venir.

La semaine prochaine, nous abandonnerons la lutte gréco-romaine pour lui préférer le combat que livre le régime "crétois" et toutes les vertus bienfaisantes qu'on attribue à l'huile d'olive, dont nous nous enduirons le corps, ou que nous dégusterons à la cuillère avant de partir affronter le Minotaure, puis nous prendrons un temps pour méditer ce vers de Corneille dans Polyeucte : "Et le désir s'accroît quand l'effet se recule".