Comptabiliser les homos sur les réseaux sociaux

28 Février 2018
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Comment bien évaluer — et donc mieux répondre à l’épidémie — le nombre d’hommes gays et bisexuels dans certains pays où s’identifier en tant que tel est risqué ? C’est ce que vient interroger une étude américaine de l’institut de Santé publique John Hopkins qui vient comparer les estimations pour ce groupe par l’Onusida avec les données existantes via Facebook et Hornet (Big brother quand tu nous tiens !) sur le nombre d’utilisateurs de l’appli de rencontre, et les utilisateurs de Facebook qui indiquent être dans une relation avec un autre homme. Jusque là, dans les pays à faible ou moyen revenus, la nécessité de bien identifier ces hommes, particulièrement exposés au VIH, s’est faite moins pressante qu’ailleurs, dans un contexte où l’épidémie est généralisée dans la population. Mais là, dans un objectif d’atteindre les groupes où les contaminations se concentrent, les experts ont voulu confronter des données officielles avec un autre levier d’évaluation 2.0. Et les résultats sont flagrants. Dans treize pays situés sur l’ensemble des cinq continents, les chercheurs notent des écarts très importants (de l’ordre du million), entre les chiffres des Nations-Unies et ceux des deux applications numériques. Et les écarts sont d’autant plus importants lorsque l’on évoque les jeunes hommes bisexuels entre 13 et 17 ans. Les chercheurs, bien que reconnaissant les biais de collecte de ce type d’information — le repérage par algorithme qui prend aussi en compte les "intérêts" sur Facebook, où des alliés peuvent être compté-e-s comme LGBT —, insistent sur l’intérêt de confronter ces chiffres avec les autres, plus officiels et collectés différemment. A la fois pour plus de précision, mais aussi parce que ces outils numériques sont des armes nouvelles pour atteindre, orienter et informer des hommes gays et bisexuels qui portent le fardeau de l’épidémie de façon disproportionnée.

 

Commentaires

Portrait de jl06

 Vite une étoile jaune  .... la mémoire et courte décidément !

j,ai toujour pensé que les réseaux était une véritable merde , un fléau , pour la liberté ....

les Arabes pourrons se faire trucidé plus rapidement ...

on s,enmerde a l ONUSIDA ,? 

allé plutôt creusé des puits ... ils manque d,eau eux !!!