Contre l'invisibilisation des femmes en politique

16 Septembre 2020
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Les seize députés-es du groupe Écologie Démocratie Solidarité (EDS) à l'Assemblée nationale ont signé mardi 8 septembre « la première charte parlementaire » pour l'égalité hommes-femmes en politique, marquant le coup d'envoi de leur « rentrée législative féministe ». « Cette charte engage les députés-es à agir » pour « lutter contre l'invisibilisation des femmes en politique », explique Albane Gaillot, députée du Val-de-Marne, qui présentait le texte lors d'une conférence de presse. Le groupe EDS, coprésidé par Paula Forteza et Matthieu Orphelin, a été créé en mai à gauche de LREM, notamment par des dissidents-es du groupe majoritaire, rappelle l’AFP. La charte promet un partage équitable des responsabilités au sein du groupe politique en instaurant une coprésidence paritaire, par exemple. Elle engage aussi les députés-es EDS à « refuser toute intervention à un colloque de plus de trois personnes dans lequel il n'y aurait pas au moins une intervenante » ou à exclure de leur rang un ou une députée qui serait condamné pour « toute forme de violence sexiste ou sexuelle ».  « C'est une charte très contraignante et nous nous engageons aussi à mettre en place des indicateurs » pour assurer sa mise en application, prévient Albane Gaillot. Les députés-es EDS ont parallèlement présenté sept propositions de loi qu'ils-elles entendent défendre lors de leur niche parlementaire du 8 octobre, pour préparer « le monde d'après ». En matière de « solidarité », les députés-es EDS veulent améliorer l'effectivité du droit à l'avortement (IVG), en allongeant les délais légaux d'accès à l'IVG de 12 à 14 semaines. Au niveau électoral, un texte réclame l'instauration du vote dès 16 ans avec inscription automatique sur les listes électorales. Une autre proposition de loi appelle à créer un « parrainage citoyen » pour les personnes réfugiées et apatrides.