Côte d’Ivoire : populations clefs exposées

24 Août 2021
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Sur l’ensemble des personnes vivant avec le VIH en Côte d’Ivoire, 23,6 % sont des personnes transgenres, selon une enquête menée en 2020 par l’ONG Alliance. Cette dernière note ce taux élevé du fait de la stigmatisation qui empêche cette communauté d’aller vers les centres de santé. Les données de cette enquête ont été rendues publiques, le 13 août dernier, comme le rapporte l’agence APA. Au niveau national, en population générale, le taux de prévalence a baisse : il est passé de 3,7 % en 2012 à 2,39 %. Cependant, la Côte d’Ivoire reste le pays le plus touché en matière de VIH dans la sous-région ouest-africaine, note APA. « Au niveau national, nous avons des foyers de résistance où le VIH est encore élevé chez des populations clés », a rappelé une responsable de l’ONG Enda Santé à l’occasion d’une conférence de presse. Chez les personnes travailleuses du sexe, le taux de prévalence était ainsi de 11,4 % selon une étude de l’ONG Enda Santé en 2014. Selon l’étude menée par l’ONG Alliance Côte d’Ivoire, en 2020, pour les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), le taux de prévalence est à 18 %, tandis que chez les personnes transgenres la prévalence est à 23,6 %. Par ailleurs, pour les personnes usagères de drogues, une enquête réalisée par Médecins du Monde en 2015, mentionne que le taux de prévalence est élevé au sein de cette communauté avec un pourcentage de 9,2 %. Enda Santé plaide pour que des réformes juridiques, au niveau de l’État, soient faites afin que ces populations et groupes puissent avoir accès bien plus facilement à des services de santé (dépistages, traitements et soins) pour que le VIH ne se propage pas davantage au sein de ces communautés très exposées.