Coût de la Santé

8 Juillet 2020
283 lectures
Notez l'article : 
0
 

Plus de 70 % des Français-es estiment normal que les dépenses de santé augmentent et qu' « il n'y a pas de raison de les limiter car la santé n'a pas de prix ». Toutefois, 80 % d'entre eux-elles estiment que « les dépenses de santé sont trop élevées car le système n'est pas bien géré ». C’est ce qu’indique le baromètre d'opinion annuel de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, publié mercredi 1er juillet. Cette opinion est de plus en plus majoritaire parmi la population : les Français-es n'étaient que 67 % à penser ainsi en 2017, et seulement 55 à 58 % en 2013, selon ce sondage mené chaque année depuis 2000 par l'institut BVA pour le compte de la Drees, et dont la dernière édition a été réalisée à l'automne dernier, précise l’AFP. De même, 61 % des personnes interrogées (soit 9 points de plus qu'en 2015), estiment plus important de maintenir au niveau actuel les prestations sociales et les remboursements d'Assurance maladie, plutôt que de réduire le déficit de la Sécurité sociale. Comme on le voit : les Français-es continuent à penser majoritairement (à 80 %) que « les dépenses de santé sont trop élevées car le système n'est pas bien géré », mais cette proportion a baissé de six points depuis 2013. Le baromètre s’est aussi intéressé à la satisfaction des Français-es quant à la qualité des soins médicaux. Les taux de satisfaction sont inégaux : 77 % des sondés-es se disent satisfaits-es des médecins spécialistes en ville et des dentistes et 85 % des médecins généralistes et des infirmiers-ères. Le taux de satisfaction tombe à 69 % pour la qualité des soins offerts par les hôpitaux publics, à 65 % pour les cliniques privées et les maternités, et même à 46 % pour les urgences hospitalières (moins onze points en cinq ans), détaille l’AFP. Les deux tiers des sondés-es estiment que la solidarité doit avant tout être l'affaire de l'État, des collectivités locales ou de la Sécurité sociale. Près de neuf Français-es sur dix estiment que la pauvreté et l'exclusion ont augmenté depuis cinq ans et que cette hausse va se poursuivre durant les prochaines années. Autre sujet consensuel : pour 88 % de la population, les problèmes liés à l'environnement sont une source d'inquiétude (+8 points par rapport à 2016).

L'édition 2019 de l'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 3 030 personnes adultes (méthode des quotas), interrogées à leur domicile entre le 14 octobre et le 17 novembre 2019.