Covid-19, alcool et psychotropes

9 Juin 2020
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Une enquête internationale à laquelle le quotidien Libération s'associe montrent que les Français-es ont davantage réparti leur consommation d'alcool durant le confinement, mais figurent parmi les plus forts utilisateurs d'anxiolytiques, indique Libération (3 juin). C’est ce qu’indiquent des résultats intermédiaires de la Global Drug Survey (GDS), enquête internationale menée depuis 2014 dans une trentaine de pays, et qui a développé une édition exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19. Chercheuse à l’Inserm et référente en France du projet, Marie Jauffret-Roustide rappelle dans Libé que l’objectif de cette étude est d’« examiner l’offre, les comportements, l’expérience des drogues et les politiques publiques ». cette enquête est disponible en France, en ligne, jusqu’au 20 juin. Trois semaines après son lancement, l’enquête a déjà réuni plus de 40 000 participants-es. Les Allemands constituent la moitié des effectifs (19 000 personnes), mais la France, avec plus de 6 000 répondants-es, représente la deuxième cohorte. L’enquête espère atteindre 100 000 participants-es et 10 000 en France d’ici la mi-juin, précise Libération. Les répondants-es français-es sont à 63 % des hommes, et leur âge moyen est de 28 ans. Selon les données françaises : 56 % des répondants-es disent avoir « vraiment bien vécu » la pandémie et les restrictions afférentes, contre 49 % parmi les participants-es des autres pays. Concernant le niveau de satisfaction à l’égard des décisions prises par les responsables politiques, les Français-es leur décernent un 5/10, quand les Néo-Zélandais-es mettent 9/10 et les Allemands-es 8/10. Selon les données, 47 % des répondants-es français-es ont augmenté (« un peu » ou « beaucoup ») leur nombre de jours de consommation d’alcool dans la semaine depuis le mois de mars. Pour 22 % d’entre eux-elles, il est resté stable, et il a baissé pour 31 % des répondants-es. En ce qui concerne le cannabis, les tendances sont moins marquées que pour l’alcool à ce stade : 36 % des usagers-ères n’ont pas changé leurs habitudes, 37 % ont augmenté le nombre de jours de consommation, et 27 % ont diminué. En revanche, le recours aux benzodiazépines, les anxiolytiques a été augmenté chez 41 % des Français-es.