Covid-19 et remdésivir

20 Juin 2020
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Les procédures d'examen et d'évaluation en Europe concernant le remdésivir, un antiviral utilisé dans le traitement de la Covid-19, pourraient être accélérées afin d'autoriser plus rapidement son emploi, a annoncé lundi 8 juin l'Agence européenne du médicament (Ema). « L'Ema a actuellement reçu une demande d'autorisation de mise sur le marché conditionnelle (CMA) du médicament antiviral remdésivir pour le traitement du Covid-19 et a officiellement commencé son évaluation », a indiqué l'agence dans un communiqué, cité par l’AFP.  L'évaluation des avantages et des risques du remdésivir sera réalisée dans un « délai réduit » et un avis pourrait être émis « dans quelques semaines », en fonction de la solidité des données soumises et de la nécessité ou non de fournir des informations supplémentaires pour étayer l'évaluation, a-t-elle précisé. Aux États-Unis, l'Agence des médicaments (FDA) a autorisé le 1er mai l'utilisation en urgence du remdésivir dans les hôpitaux, suivie par le Japon, puis la Corée du sud.  Ce médicament n’est pas nouveau. Il a initialement été développé (sans succès) contre la fièvre hémorragique Ebola. Le remdésivir, développé par le laboratoire américain Gilead, est la première thérapie à avoir démontré une certaine efficacité chez les patients hospitalisés pour le Covid-19 dans un essai clinique de taille significative, même si l'effet est considéré comme modeste. Si ce traitement injectable était approuvé, il s'agirait du premier à l'être en Europe contre la Covid-19. La Commission devra se prononcer en dernier ressort, mais elle suit la plupart du temps les avis de l'Ema. L'Ema a, par ailleurs, récemment annoncé la mise en place d'une recherche indépendante afin de se préparer à la surveillance d'éventuels vaccins contre la Covid-19 avant et après leur mise sur le marché européen.  Pour autoriser tout vaccin contre la Covid-19, l'Ema devra disposer de preuves solides issues d'essais cliniques sur l'innocuité, l'efficacité et la qualité de ce vaccin, a rappelé l'agence. L'Ema avait estimé à la mi-mai qu'un vaccin contre le nouveau coronavirus pourrait être prêt d'ici un an dans un scénario « optimiste ».