Covid-19 et transmission mère-enfant

8 Novembre 2020
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Des données obtenues récemment révèlent que la pandémie de Covid-19 a des répercussions importantes sur les services de dépistage du VIH, mais que son impact sur le traitement du VIH a été moindre que ce qui était craint à l’origine, rappelle l’Onusida. La situation concernant les services de prévention de la transmission verticale du VIH (de la mère à l’enfant) est néanmoins contrastée, note l’agence onusienne. À partir d’avril dernier, les pays ont enregistré de manière générale un recul du nombre de femmes faisant un dépistage du VIH lors de leur première visite prénatale dans un établissement de santé, mais cette tendance s’est inversée dès le mois de juin. L’Onusida, l’OMS et l’Unicef ont lancé en août 2020 une campagne de collecte de donnée afin de recenser les perturbations causées par la Covid-19 et affectant les services réguliers de la lutte contre le VIH au niveau national, régional et mondial. Parmi les 43 pays ayant fourni des informations concernant la prévention de la transmission verticale du VIH, 17 ont partagé des données qui ont permis d’identifier des tendances. Un ratio a été calculé en utilisant le mois de janvier comme point de comparaison afin de mesurer l’impact de la Covid-19 sur les services de prévention de la transmission verticale du VIH. Autrement dit, si le nombre de femmes accueillies en avril est resté constant par rapport à janvier, alors ce ratio est de 1. S’il a reculé, alors ce taux est inférieur à 1. En avril par rapport à janvier, tous les pays sauf le Mozambique et la Jamaïque ont signalé un déclin du nombre de femmes faisant un test du VIH lors de leur première visite prénatale dans un établissement de santé. À partir de juin ou juillet 2020, 14 des 17 pays avaient de nouveau atteint le niveau de février (tous sauf l’Indonésie, le Botswana et la Sierra Leone). Parmi les 15 pays ayant fourni des informations sur le traitement de femmes enceintes vivant avec le VIH, le nombre de femmes sous traitement est revenu au niveau de février pour tous les pays sauf 5 (Botswana, Afrique du Sud, Sierra Leone, Togo et Guatemala), ce qui est évidemment un atout pour contribuer à maintenir un niveau bas de l’épidémie de VIH.