Covid-19 : réunir les applis de traçage

25 Septembre 2020
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Six pays de l'Union européenne, dont l'Allemagne et l'Italie, ont commencé à tester une infrastructure permettant de connecter entre elles leurs applications respectives de traçage contre la propagation de la Covdi-19, a annoncé le 14 septembre la Commission européenne.  Ce système « passerelle » devrait commencer à fonctionner effectivement en octobre, une fois la phase d'essais terminée, selon l'exécutif européen. La Commission « a donné le coup d'envoi de tests conduits entre les serveurs « back end » (d'arrière-plan) des applications officielles de traçage de la République tchèque, du Danemark, de l'Allemagne, de l'Irlande, de l'Italie et de la Lettonie, avec un serveur « passerelle » nouvellement établi » pour assurer leur interopérabilité, a expliqué l'institution dans un communiqué, cité par l’AFP.  En pratique, ce système « permettra aux applications de fonctionner sans discontinuité même à travers les frontières »: avec une seule application, des utilisateurs-rices pourront toujours signaler un test positif ou recevoir une alerte même s'ils-elles voyagent à l'étranger. L'application de traçage française « StopCovid », mise en place par le gouvernement et qui n'a connu qu'un succès très mitigé, n'est pas associée à la phase de test du projet en raison de son architecture. Les applications anti-Covid susceptibles de fonctionner par-delà les frontières d'un seul pays « peuvent constituer des outils performants dans le cadre des efforts que nous déployons pour endiguer la propagation du Covid-19 (...) Utilisées d'une manière suffisamment large, elles peuvent nous aider à briser les chaînes de transmission », a souligné la commissaire à la Santé Stella Kyriakides. « Les déplacements et les échanges personnels sont au cœur du projet européen et du marché unique. La « passerelle » simplifiera ces déplacements et ces échanges en ces temps de pandémie et permettra de sauver des vies », a indiqué le commissaire européen Thierry Breton, chargé du marché intérieur. Les informations échangées entre les applications via le serveur passerelle « le seront dans un format « pseudonymisé », elles seront cryptées, limitées au minimum requis et conservées uniquement le temps nécessaire pour assurer le traçage des infections », a assuré la Commission.