Covid et accès au traitement VIH

25 Octobre 2020
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Certes, des données obtenues récemment révèlent que la pandémie de Covid-19 a des répercussions considérables sur les services de dépistage du VIH, mais, il semble que son impact sur le traitement du VIH est moindre que ce qui était craint à l’origine. L’Onusida, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) ont lancé en août 2020 une campagne de collecte de données afin de recenser les perturbations causées par la Covid-19 et affectant les services réguliers de la lutte contre le VIH au niveau national, régional et mondial. Parmi les 85 pays ayant communiqué des informations relatives au traitement du VIH, 22 ont partagé des données sur une période suffisamment longue pour identifier des tendances, indique un communiqué de l’Onusida. L’impact de la Covid-19 sur les services de traitement du VIH a été mesuré à l’aide d’un ratio utilisant les données de janvier comme référence. « Autrement dit, ce ratio est de un si le nombre de personnes sous traitement en avril est resté constant par rapport à janvier, et il est inférieur à un si ce nombre a baissé », indique l’Onusida. Seuls cinq pays ont signalé un recul sur un ou plusieurs mois à partir d’avril du nombre de personnes suivant un traitement. Il s’agit du Zimbabwe en juin, du Pérou et du Guyana en juillet, de la République dominicaine en avril et de la Sierra Leone de mai à juillet. Les 18 autres pays n’ont signalé aucune baisse et certains d’entre eux ont même enregistré une augmentation constante (Kenya, Ukraine, Togo et Tadjikistan). Mais ces chiffres sont à manier avec prudence. « Il est toutefois difficile d’identifier des tendances pour ce qui est du nombre de personnes actuellement sous traitement, car, dans de nombreux pays, l'arrêt de la thérapie n’est constaté qu’au bout de trois mois. Autrement dit, il peut arriver que des personnes ayant interrompu leur traitement en avril ne figurent que dans les chiffres de juillet », commente l’agence onusienne. Parmi les 22 pays disposant de données sur l’évolution des nouvelles personnes sous traitement, tous sauf la Jamaïque signalent une baisse sur un mois au minimum par rapport à janvier. Seuls huit d’entre eux environ présentent une reprise du nombre de traitements commencés entre janvier et juillet.