Déconfinement : propositions de AIDES

7 Mai 2020
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Alors que le gouvernement a ouvert la réflexion sur la préparation du déconfinement, qui devrait commencer progressivement à partir du 11 mai, plusieurs appels et tribunes ont appelé à une association plus grande de la société civile aux réflexions et décisions sur le sujet. Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique l’a demandé lui-même selon une note confidentielle révélée par Mediapart. La création d’un « Comité de liaison avec la société civile » semble une des pistes sérieuses envisagées pour répondre à cette préoccupation. AIDES est en contact avec Jean Castex, en charge de l’élaboration du plan de confinement, afin de partager son expertise de terrain en termes de dépistage communautaire et d’outreach. 
De son côté, la CNS (Conférence nationale de santé) a déjà émis plusieurs recommandations à destination du gouvernement. Dans la continuité de ses actions et valeurs AIDES a transmis une contribution au Comité consultatif national d’éthique (CCNE), au Conseil scientifique mais aussi à la Direction générale de la santé, à la Direction générale de l’organisation des soins au ministère de la Santé, au Défenseur des droits, à la Commission nationale consultative des droits de l’homme, au Conseil économique, sociale et environnemental ainsi qu’à différents partenaires et instances nationales. Cette contribution pointe l’importance : d’investir sur la prévention et la réduction des risques de transmission du Covid-19 ; de respecter les droits fondamentaux des personnes, en passant par la pédagogie plutôt que la contrainte ; de rester vigilant sur l’utilisation des procédés de traçage numérique et enfin de prévenir les risques de pénurie en mettant en place une politique transparence de surveillance des stocks et d’anticipation. AIDES a réagi à la suite de la présentation, mardi 28 avril, par le premier ministre du plan de sortie de confinement en publiant un communiqué. Le plan actuel du gouvernement ignore les enseignements de la promotion de la santé, ne s’appuie à aucun moment sur les associations de patients-es, représentants-es des personnes malades et laisse de côté les personnes les plus vulnérables. AIDES rappelle que « l’approche communautaire et de réduction des risques reste l’éternelle absente de la stratégie de santé, alors même que cette dernière a fait ses preuves dans la lutte contre le VIH/sida ».