Décriminaliser la possession de drogues

30 Mars 2023
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Une coalition d’organismes a demandé à l’administration de la maire de Montréal, Valérie Plante, de suivre l’exemple de Vancouver et de Toronto pour décriminaliser la possession simple de drogues. L’initiative a été lancée par la Coalition Ville sans surdoses, qui fait campagne, depuis le 14 mars, avec son slogan : «Décriminaliser les drogues, sauve des vies». Ce message est relayé via une pétition ouverte aux citoyens-nes qui exhorte la Ville de Montréal de décriminaliser la possession de drogues sur son territoire. Concrètement, la pétition réclame des élus-es municipaux-les qu’ils-elles fassent une demande formelle d’exemption à la loi réglementant certaines drogues et autres substances auprès du gouvernement fédéral, expliquent les médias locaux. Depuis le 31 janvier 2023, en Colombie-Britannique, il est désormais permis de posséder 2,5 grammes d’opioïdes, de cocaïne, d’ecstasy ou de méthamphétamine sans risquer d’être arrêté-e par la police. La Coalition Ville sans surdoses estime que les surdoses ont atteint des proportions alarmantes au Québec, causant 490 morts entre juillet 2021 et juin 2022, ce qui aurait pu être évité, car la décriminalisation réduit le nombre de surdoses. « La décriminalisation des drogues permet de réduire le nombre de surdoses mortelles, de faciliter l’accès aux services pour les personnes qui consomment, d’enrayer la propagation du VIH et de l’hépatite C et de réduire la stigmatisation associée à la consommation», a rappelé Chantal Montmorency, directrice générale de l’AQPSUD et porte-parole de la Coalition Ville sans surdoses.