Dépistage du cancer colorectal

11 Mars 2021
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Mars bleu ! C’est le nom de l’opération de mobilisation contre le cancer colorectal qui se déroule actuellement. À cette occasion, l’Institut national du cancer (INca) fait le point sur le dépistage de ce cancer et ses bénéfices. Aujourd’hui, seulement réalisé par 30,5 % de la population cible, les femmes et les hommes de 50 à 74 ans sans facteur de risque ni symptôme, ce dépistage reste très en deçà des recommandations européennes qui préconisent un taux de 45 %, rappelle l’institut. Or, avec plus de plus de 17 000 décès enregistrés en 2018, le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en France. En 2018, plus de 43 300 cas ont été détectés. Ce cancer concerne aussi bien les femmes (plus de 20 100 cas) que les hommes (plus de 23 200 cas). Pourtant, dans 90 % des cas le cancer colorectal peut être guéri lorsqu’il est détecté à un stade précoce. Diagnostiqué à un stade plus avancé, son traitement est plus lourd et plus contraignant et ses résultats incertains. Dans son communiqué, l’INca met l’accent sur le fait que la participation à ce dépistage reste trop faible au regard du bénéfice attendu. Les derniers chiffres publiés par Santé publique France en mai 2020, montrent une « participation largement insuffisante de la population concernée par ce dépistage : les 16,5 millions de personnes âgées entre 50 et 74 ans sans facteur de risque ni symptôme ». Le taux (30,5 %) est en recul de 1,4 point de pourcentage par rapport la période de 2017 – 2018. En quoi consiste le dépistage ? Le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans, ne présentant ni symptômes, ni facteurs de risque autre que l’âge soit 16,5 millions de personnes. Tous les deux ans, les personnes sont invitées par courrier à réaliser un test de dépistage qui consiste en la recherche de sang occulte dans les selles. Le test de dépistage consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le test ainsi que la fiche d’informations transmise avec le kit et à compléter par la personne réalisant le test, sont à adresser via l’enveloppe T fournie au laboratoire de biologie médicale dont les coordonnées figurent sur celle-ci.