Dépistage du cancer du poumon

10 Février 2022
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Prévention. Les autorités sanitaires françaises ont donné leur accord à une expérimentation à petite échelle du dépistage du cancer du poumon chez les personnes fumeuses. Mardi 1er février, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié un avis qui ouvre la porte à une expérimentation, à petite échelle, du dépistage du cancer du poumon chez les personnes usagères de tabac. L’idée n’est pas d’instaurer un dépistage massif, mais de voir quelle utilité aurait un tel dispositif. « L'état des connaissances est encore incomplet pour la mise en place d'un programme de dépistage systématique et organisé », soutient d’ailleurs la HAS dans son avis. En route donc pour un « programme pilote » qui va être mis en place pour évaluer la faisabilité d'un tel dispositif. En 2016, la HAS s'était positionnée contre le dépistage généralisé par scanner du cancer du poumon, qui tue plus de 30 000 Français-es tous les ans, c’est le plus meurtrier des cancers. De nouvelles études ont été publiées, entre-temps, sur l'intérêt d'un tel dépistage chez les fumeurs-ses, le cancer du poumon étant en grande majorité lié au tabagisme. Ces études tendent à montrer que le dépistage « chez les personnes ayant un risque augmenté de ce cancer réduit la mortalité spécifique de celui-ci », selon la HAS. Cela appuie donc l'intérêt potentiel de tester les fumeurs-ses, dans l'idée qu'un cancer du poumon détecté tôt a des chances de guérison bien meilleures que s'il est repéré à un stade avancé.