Dépistage en milieu professionnel

20 Décembre 2018
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C’est presque un rituel et à chaque fois ça fait mal, tant l’approche du Bureau international du travail (BIT) paraît désincarnée, froide. Pourtant, l’analyse, pour glaçante qu’elle soit, montre à sa façon les enjeux de la lutte contre le sida. Le BIT œuvre depuis longtemps dans la prévention du VIH dans le milieu professionnel ; parallèlement, il réalise des projections sur les conséquences économiques du VIH dans l’emploi, tout particulièrement. En 2020, au niveau mondial, quelque 500 000 personnes décèderont de maladies liées au VIH, estime le BIT dans son dernier rapport. La majorité des personnes concernées seront « alors à l’approche de la quarantaine, qui normalement marque le sommet de la vie active et productive ». Et le BIT d’expliquer : « Le coût n’est donc pas seulement humain, et le préjudice pour les entreprises et pour l’économie se chiffre en milliards de dollars ».  Mais note le BIT, cela peut être évité. Pour cette instance, la première étape est le dépistage. Il s’agit notamment « d’associer les lieux de travail au dépistage du VIH », une stratégie qui est efficace et qui permet de sauver des vies. Un autre facteur intéressant et encourageant est que l’éventail des tests s’élargit. Ainsi, des trousses d’auto-dépistage sont maintenant disponibles dans des lieux professionnels. L’OMS et l’OIT ont d’ailleurs publié une note d’information sur les autotests de dépistage du VIH. « Pour être efficace, le dépistage du VIH sur le lieu de travail doit reposer sur une politique volontaire garantissant l’absence de discrimination et se déployant en partenariat avec les services de santé locaux », rappelle le BIT dans un communiqué (1er décembre 2018).