Dépistage : le Checkpoint cherche des financements

15 Mai 2012
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Le Checkpoint du Kiosque Infos Sida Toxicomanie à Paris est-il en danger ? Oui, affirme Eve Plenel, la directrice du Kiosque dans une interview publiée par Citégay en avril dernier. Comme d’autres associations, le Kiosque propose (depuis janvier 2010) une offre de dépistage gratuite à son Checkpoint. Il s’agit d’un test de dépistage rapide du VIH/sida (TROD-Test Rapide d'Orientation Diagnostic) réalisé dans une offre de dépistage qui est "à la fois associative, communautaire et médicalisée". Elle est proposée par une association dans ses locaux et réalisée par des professionnels de santé. D’où viennent les difficultés ? D’un manque de financements publics insuffisants pour couvrir son fonctionnement face à une demande croissante des usagers. "Les financements publics ne sont pas prévus pour un dispositif de cette nature, qui n'entre pas dans les cases de l'administration ! Le Checkpoint est pourtant peu coûteux à l'échelle de la lutte contre l'épidémie et au regard de son impact : un peu moins de 70 euros par test réalisé. Mais le Ministère de la Santé n'a prévu qu'un remboursement de 25 euros par test, conçu au départ pour des actions de dépistage hors les murs pouvant être menées par des bénévoles non professionnels de santé", explique Eve Plenel à Citégay. Par ailleurs, l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France "a cessé de financer le Checkpoint dès l'été 2011, au prétexte que le dispositif ne relève pas du droit commun (par opposition aux CDAG ou aux centres de santé par exemple)". Côté solutions, Eve Plenel indique qu’il faut peser "auprès des pouvoirs publics pour faire évoluer le cadre réglementaire et l'allocation des moyens financiers. Faire la démonstration que, à coût égal, nous réalisons autant de tests qu'un CDAG hospitalier important mais auprès d'un public qui est beaucoup plus exposé au risque de transmission du VIH et des IST et qui est en demande d'un conseil global en prévention". Le Checkpoint a, par ailleurs, pour projet d’élargir son offre de dépistage à celui des hépatites B et C.