Dépistage : levée de l'anonymat sous conditions

11 Mars 2009
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L'Assemblée a voté le 9 mars à l'unanimité la levée de l'anonymat "en cas de nécessité thérapeutique et dans l'intérêt du patient" lors des consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) du sida et des hépatites. Le vote de cet amendement est le fruit du travail entamé localement par AIDES à Marseille auprès d'une députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, qui a défendu de nombreux amendements dans le cadre de la loi "Hôpital, Patients, santé, Territoires". Que dit cet amendement ? "En cas de nécessité thérapeutique et dans l'intérêt du patient, le médecin peut procéder à la levée de l'anonymat sous réserve du consentement [express, libre et éclairé] de la personne intéressée", précise le texte adopté. Pourquoi un tel changement ? Parce que : "L'anonymat n'apparaît pas toujours favorable à la continuité des soins". Un exemple ? "En cas de résultat positif, le maintien de l'anonymat ne permet pas d'organiser la prise en charge médicale immédiate de la personne". "De la même manière, le maintien de l'anonymat ne permet pas au médecin de délivrer à un patient un traitement préventif en cas de risque d'exposition récente au VIH", poursuivent les députés. Le Conseil national du sida avait recommandé en 2006 une adaptation du principe d'anonymat lors des consultations de dépistage. Le Rapport d'experts 2008 (le fameux rapport Yeni) avait fait de même. De son côté, AIDES avait fait des propositions concernant cet amendement qui ont permis, au final, l'unanimité chez les députés de droite comme de gauche en faveur de cette avancée (ce qui n'est pas si fréquent).