Deux agresseurs homophobes interpellés

23 Juillet 2020
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Deux adolescents de 16 et 17 ans ont été interpellés et placés en détention provisoire, mi-juillet. Ils sont soupçonnés d'avoir dépouillé et violemment frappé, près de Bordeaux, un homme, trentenaire, homosexuel, contre lequel ils avaient tendu un « guet-apens » à partir d'un site de rencontres, a annoncé, le 20 juillet, la police de la Gironde. La victime s'est vue prescrire 20 jours d'ITT à la suite de sa très violente agression, au cours de laquelle elle a perdu connaissance, a indiqué la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Gironde dans un communiqué. Ce jour-là, le trentenaire avait convenu d'un rendez-vous dans un parc, avec un internaute rencontré sur un site de rencontres de la communauté LGBT, indique l’AFP. En réalité, un « guet-apens » selon la police, car les violences ont débuté immédiatement après l'arrivée d'un troisième homme. Le trentenaire a alors reçu « de multiples coups de la part des deux individus proférant dans le même temps des injures à caractère homophobe », a décrit la police, ajoutant que la victime s'est fait dépouiller de sa sacoche, de bijoux et de son téléphone portable. Les enquêteurs ont pu remonter à un premier suspect identifié comme le titulaire de la ligne ayant permis de fixer le rendez-vous, un mineur déjà connu pour une « grave série de vols avec violences commis en réunion » début 2020. Son complice présumé a été identifié et interpellé. Les deux jeunes hommes ont partiellement reconnu les faits. Les deux adolescents ont été incarcérés provisoirement dans l'attente de leur procès, a précisé la police. « Même si la qualification ne prévoit pas l'aggravation « en raison de l'orientation sexuelle », la peine de dix ans étant déjà encourue rien que sur la qualification retenue, il est acquis que l'agression revêtait un caractère homophobe », a expliqué le parquet. Ils ont été incarcérés, l'un en détention provisoire et l'autre dans l'attente d'un débat différé, devant le juge des libertés et de la détention (JLD), a précisé le parquet.